Wellington : marchés & Government House – Retour vers la suite

Et nous (re)voici à Wellington pour la 3ème fois, avec notre « marge de manœuvre » de 5 jours pour la vente de la voiture à remplir -puisqu’elle est vendue :'(

L’occasion de faire un point, mais aussi d’en apprendre encore un peu sur le fonctionnement des institutions du pays.

 

Préambule : le vrai problème de l’histoire à ce stade ?

Outre le fait de « déménager » (et donc de rationaliser nos affaires), le retour de la notion de calendrier, de date, et de gestion du temps est assez pénible. Et nous ne sommes pas prêt de retrouver l’insouciance du « au fait, où on dort ce soir ? », notre planning pour l’Île du Sud étant plutôt chargé -bien que disposant d’une marge d’ajustement.

 

Intercity vers Wellington !

Après ces deux derniers jours d’excursion improvisée vers le Mont Ruapehu, c’est bien un bus Intercity qui nous conduira de Whanganui à Wellington. Plus de 4h30 pour ces quelques 194 km, là où il faut moins de 3h en voiture : il faut dire que, outre les crochets par quelques petits villages, le bus Intercity fait une pause de 50 minutes au centre-ville de Palmerston North. Ce sera l’occasion pour nous d’ajouter la traversée de la ville à notre palmarès, bien que nous n’en aurons pas vu grand chose excepté sa clock tower (qui impressionne dès l’arrivée dans l’artère principale) et son parc central. Sandwichs et changement de chauffeur, nous arrivons à Wellington vers 16h : ce sera airbnb à Lyall Bay pour cette première nuit or de notre lit -ironie de la vie, à moins de 600 mètres de là où nous avons acheté ce qui n’était alors qu’une voiture.

palmerston north
Palmerston North

 

Government House

Nous l’évoquions dans un premier article sur Wellington il y a bien longtemps, et un flash nous a traversé l’esprit durant notre HelpX à Kerikeri : et la Government House de Wellington alors ? Ni plus ni moins, réservation faite sur le site web pour ce vendredi 7 juin ! Il faut dire qu’il n’y a environ qu’une date par semaine avec un seul groupe de 20 personnes, et que la visite est gratuite : l’endroit à beau attirer davantage les locaux que les touristes, il n’en demeure pas moins qu’il faut s’y prendre en avance.

La Government House de Wellington, construite en 1910, est la résidence officiel du Gouverneur Général de Nouvelle-Zélande. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’est pas possible de la visiter tous les jours : il faut profiter d’un jour d’absence du gouverneur pour l’ouvrir à la visite. Ce n’est ni plus ni moins que l’équivalent du Palais de l’Élysée en France.

government house
Government House Wellington

 

Governor-General of New Zealand / Te Kāwana Tianara o Aotearoa

Depuis 2016, la Gouverneure Générale de Nouvelle-Zélande est Son Excellence Dame Patsy (Her Excellency The Rt Hon Dame Patsy Reddy de son titre intégral). Le mandat du gouverneur général est valable 5 ans. Il est proposé par le Premier Ministre en exercice, après consultation de l’opposition (à l’exception de 2 fois). Il est ensuite soumis et validé par la Reine de Nouvelle-Zélande (c’est-à-dire, en tant que Royaume du Commonwealth, par celle que nous appellerions, nous français : la Reine d’Angleterre). En effet, le Gouverneur Général est le représentant officiel de la Reine de Nouvelle-Zélande, en l’occurrence Elisabeth II (ou plus exactement Elizabeth the Second, By the Grace of God, Queen of New Zealand and Her other Realms and Territories, Head of the Commonwealth, Defender of the Faith).

 

Depuis le 1er Gouverneur, Captain William Hobson, signataire du Traité de Waitangi en 1840, le rôle du Gouverneur à bien évolué.

En 1917, le Gouverneur devient Gouverneur-Général, en vertu du passage de dominion au statut de nation indépendante (bien que ce statut ne soit officiellement ratifié qu’en 1947). Aujourd’hui, constitutionnellement, le Gouverneur Général est en droit de révoquer le premier ministre ou de bloquer une loi -ce qui n’est jamais arrivé en Nouvelle-Zélande, au contraire de l’Australie. Il peut prendre des mesures en cas de crise institutionnelle. Ses rôles réels sont plus symboliques, tels que la fermeture du Parlement avant les élections et la nomination officielle du nouveau Premier Ministre (qui n’est autre que le chef du parti ayant remporté les élections). Il est surtout un symbole d’unité du pays, et occupe les rôles cérémoniels et plus récemment internationaux, et est parrain/marraine de nombreuses associations.

Ce n’est pourtant qu’en 1967 que le premier Gouverneur-Général né en Nouvelle-Zélande est nommé. En 1985, Sir Paul Reeves devient le premier Gouverneur-Général d’origine maorie. S’il s’agissait avant 1907 essentiellement de militaires britanniques, les parcours professionnels sont depuis plus variés : maire, diplomate, archevêque, chirurgien, fermier, avocat, ou ancien premier-ministre.

 

government house intérieur
Intérieur de la Government House

 

Concernant la visite de la demeure en elle-même, intégralement restaurée en 2011 -et désormais résistante aux tremblements de terre malgré des mouvements très importants, que du positif : le guide est extrêmement intéressant et globalement compréhensible. La demeure est sublime dès l’extérieur : similaire à la maison des bains du Governement Garden de Rotorua, il ne s’agit pourtant pas du même architecte. On entre et l’on distingue immédiatement les moquettes (pas toutes neuves) aux motifs très néo-zélandais : déjà en 1910, il ne s’agissait pas que l’on se croit à Londres ! On trouve ensuite des portraits d’Elisabeth II un peu partout, mais aussi les photos de tous les gouverneurs qui se sont succédé depuis 1840. Au niveau de l’entrée officielle (qui n’est pas celle des visiteurs) se trouve des gravures maories, ainsi que les armoiries des gouverneurs (depuis 1967, les armoiries sont conçues par un artiste selon les goûts, préférences, passions et origines des gouverneurs). La salle des repas officiels est meublée de chaises aux armoiries des principales villes du pays, et nous pouvons même visiter le salon de réception des dignitaires étrangers -dont l’emplacement du fauteuil du gouverneur est particulièrement pensé. Une excellente visite de 2h, où l’on ne s’ennuie pourtant pas une seconde.

 

Waterfront : le tour des marchés et une remise en perspective

Passé cette incursion dans le quartier de Newtown, départ le lendemain en bus pour le centre-ville : descente à Courtenay Place, puis 5 minutes de marche jusqu’au Waterfront dans le but de remettre les pieds au Underground Market, qui se tient tous les samedis. Il s’agit davantage d’un marché des artistes et des créateurs que d’un marché des produits : on y trouve entre autre des peintures, des cartes, ou des tissus. Certains prix sont très abordables.

wellington te papa oriental bay
Wellington Waterfront : vue sur Te Papa et Oriental Bay

 

En ce beau samedi ensoleillé et peu ventu (à croire qu’on n’est pas à « Windy Welli! »), le Waterfront est très animé : courses d’esquifs et nombreuses personnes déambulants. Fait intéressant : si nous avions trouvé la première semaine la restauration des bâtiments du port globalement assez malheureuse à quelques exception prêt, nous la trouvons cette fois plutôt réussie… Signe d’une adaptation à l’architecture locale, ou signe qu’on relativise mieux ? La question est ouverte ! 😉 Petit passage bière dans l’ancien Shed 22, chez Mac’s Brewery bien sûr. Si ce choix et ces bières nous manqueront, ce n’est pas le cas de leurs prix !

À partir de 17h se tient, toujours le samedi, le Night Market sur Cuba Street : là, il s’agit essentiellement d’un food-market, de multiples stands avec de quoi acheter tout type de nourriture (chinoise, malaisienne, indienne, espagnole, française, etc.). Bonne ambiance à la tombée de la nuit.

wellington
Wellington

 

Retour à l’appartement : croyez-le ou non, quand on passe d’un lit aménagé dans une voiture à un vrai lit dans une chambre, après 2 nuits… on déchante ! Exception faite du chauffage, c’est plutôt perturbant de vivre à nouveau enfermé.

Le Harbourside Market se tient quant à lui le dimanche matin, juste à coté du musée Te Papa Tongarewa. Et bien, si l’on est de Wellington, il semble être un passage obligé tant les prix des légumes défient ici toute concurrence. Nous y retrouvons des radis (géants, comme toujours), absents des étals depuis longtemps. Une particularité : jamais nous n’avions vu autant de salades vertes en Nouvelle-Zélande. Les avocats, eux, restent à un tarif élevé : il faut dire que l’essentiel de la production est exporté vers l’Asie… Tant pis ! Pour le lunch, nous avons le choix : marocain, français, malaisien, grec, espagnol, indien, chilien : nous optons pour ce dernier, ayant décidément la confirmation qu’il n’y a pas de plat typiquement Kiwi (non, les spagetthis Watties on toast ne sont pas vendues sur le marché ^^).

 

Wellington, capital of nuclear-free New Zealand

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