HelpX on West Coast

Berlins Lower Buller Gorge

Nous avons effectué un HelpX sur la West Coast, plus précisément dans le district de Buller, c’est-à-dire à peu prêt au milieu de nulle part ! 😉 La rivière Buller traverse en effet toute la zone du lac Rotoroa jusqu’à la mer, longé la plupart du temps par la seule route SH6.

C’est donc à Berlins (du nom de John Berlins, émigré suédois, hôtelier et receveur des postes en ce lieu dès 1874, anciennement ) que nous avons établi notre résidence pendant dix jours, du 9 au 19 décembre. Soyons honnêtes, nous nous attendions à la base à trouver un lieu un peu moins « paumé » : l’idée était de rayonner un maximum sur la côte ouest depuis notre HelpX, afin de pouvoir foncer directement vers Franz Joseph Glacier après notre HelpX de janvier sur Abel Tasman.

Berlins est situé à 40km de Westport, ville de 6000 habitants. Nous ne nous étalerons pas ici sur Westport, puisque nous l’avons évoqué dans l’article précédent. Sachons simplement que son service de Poste Restante y fonctionne plutôt efficacement (ce qui serais intéressant, c’est de savoir POURQUOI les anglophones appellent ça Poste Restante… crazy guys!) et que s’y trouve les seuls supermarchés et stations essence à plus de 90km dans chaque sens.

Berlins Lower Buller Gorge
Berlins, Lower Buller Gorge, SH6

 

Le travail au Berlins café and bar

Le travail avec Dean (le gérant), Chris et Charlene nous a un peu perturbé les premiers jours : nous qui aimons les horaires précis et les choses claires, il nous a fallu nous faire nos marques. Dean a racheté le lieu il y a 3 ans, après 3 ans d’abandon. Il est un personnage à lui tout seul, et n’ayons pas peur de le dire : il donne l’impression de s’en foutre d’à peu prêt tout, sauf de sa Tui (une bière dont la plupart des locaux sont fans, quand bien même elle ne présente rien d’exceptionnel). Du fait de sa culture localo-locale, lui faire comprendre qu’Olivier voulait un dessert à la fin de son repas s’est avéré quasi-impossible (nous avons quand même eu droit à de la glace 2 soirs avant la fin^^). Il faut dire qu’ici, ils prennent le café avant ou pendant le main (repas principal). Ça aura néanmoins été l’occasion de trouver un remplaçant à la franco-française Danette : remplissez une demi-tasse de lait de soja (indigestion du lait oblige), couplez avec un peu d’eau (goût du soja oblige), et ajouter 4 cuillères de poudre chocolatée Cadbury. Voilà qui est sympathique pour survivre 😉

Le job a donc consisté à travailler au café à partir de 10h jusqu’à environ 14h ou 15h selon l’affluence, ou à donner un coup de main le soir (la cuisine fermant à 19h, les kiwis mangeant très tôt pour compenser les simples toast, pie ou hot-dog engloutis lors du lunch). Nous avons, outre une bonne dose de vaisselle et le ménage des bunk dormitory (dortoirs avec lits superposés) du Backpackers attenant, eu l’occasion de faire quelques toasts et de les servir aux clients. Nous avons appris à faire les cafés, mais pas ceux des clients. Nous avons aussi été kitchen-hand, ce qui consiste à amener les aliments nécessaires à la préparation, couper les oignons, ou remplir les pots de ketchup et autre sauce à l’abricot. Il s’agissait aussi de remplir le frigo à boissons (bières !! et autres boissons mélangées d’ici : Jack Daniels couplé au Coca, Rhum couplé au coca, Vodka aromatisée à la limonade). Tristesse : la bière exotique est la Heineken, au détriment des bonnes bières locales (sauf de la Tui)…

berlins café and bar
Busy time at work

 

Avant de clôturer, n’oublions pas de mentionner Boris le (énorme) cochon, les agressives sandflies les jours humides, le chien stupide avec sa coconut, et les typical kiwis toasts aux spaghettis en conserve de chez Watties avec une sausage.

aparté : kiwi food du coup, on a trouvé un lien avec les plats typiquements kiwi ! pour le moment, Afghans, Fish and chips, pie, chocolat Whittaker, NZ mussels, spaghetti on toast, kiwifruit, lamb et Hokey Pokey ice cream ont été testés avec succès relatif,  la Marmite restant un échec flagrant (nan, mais vraiment, une tartine à la confiture de vinaigre aux herbes quoi!) Et on espère tester les Whitebait tant qu’on est ici, c’est l’une de leurs spécialités !

 

autre aparté  : kiwi accent ! « biid » = bed ; « pin » = pen ; « noummber tin » = number ten ; iggs = eggs ; « chick toast » = check the toast ; etc. Et le désormais bien connu « go lift » pour « go left » (on n’a toujours pas compris comment ils font quand il y a vraiment un ascenseur ^^). Vous l’aurez compris, quand un mot n’a aucun sens ou est bizarre dans la phrase, changez son « i » en « è » : la plupart du temps, ça fonctionne mieux ^^. Y’a aussi « thuuunk youuuu » ou le « fêsh’n chèps », mais ça reste plus aisément understandable.

 

Dernière minute ! Alors que nous nous apprêtions à partir, Dean nous a proposé de rester 4 semaines supplémentaires, payées cette fois-ci (et même avec davantage de bières Tui et un droit à plus souvent d’ice cream) ! Le dilemme fut cruel (perdu au milieu de nulle part, mais $350 net, logés et nourri), mais nous avons décliné… une première fois (we want to travel). Dean est revenu à la charge plus tard, accompagné par Charlene : 3 semaines pour $400 chacune avec 2 days off (comme quoi, tout se négocie 😉 ). Tentant, mais le problème restait le même : nous bloquer in the middle of nowhere sans pouvoir faire notre Noël à Nelson, et en annulant notre HelpX à Abel Tasman (nous privant pas la même occasion de nous balader autour de Golden Bay). Et voilà comment refuser une offre de job sans aucune assurance d’en obtenir un autre plus tard… So, the only real problem is you’re far from everywhere! (et l’autre, c’est que connaitre son salaire c’est bien, mais Chris et Charlene bossent quand même de 7h30 à environ 23h chaque jour, ce qui, ramené au taux horaire, est tout de suite moins sympa…).

 

tauranga bay directions sign
Tauranga Bay directions

 

Reefton

Nous n’avons pas trouvé grand chose à faire à Reefton, bien qu’il existe une ballade à faire. L’i-Site (équivalent à nos offices de tourisme) abrite cependant un petit musée gratuit qui conte l’histoire de la West Coast, et surtout l’arrivée des européens : de sympathiques gens qui ont brulé la forêt (le bush) dans le seul but d’y « installer la civilisation », avant d’y exploiter un peu plus tard des mines d’or (fin des années 1860).

 

Charleston

Nos excursions, bien que limitées, nous ont conduit à pousser un peu vers Charleston, sur la côte ouest en elle-même, à 20km au sud de Westport. Si la ville est indiquée sur la plupart des cartes, nous avons été très surpris puisqu’elle ne comporte que quelques maisons, dont la moitié sont en réalité des accueils touristiques.

Juste avant la « ville », nous sommes tombés par hasard sur une ancienne mine d’or, la Mitchells Gully Old Mine. Un vieil homme nous accueille et nous parle de son père et son grand-père qui y ont travaillé. La mine a fermé à l’aube de la première guerre mondiale, faute de main d’œuvre (l’appel de soldats envoyés pour combattre au cotés de la mère-patrie la grande Angleterre). Elle n’a jamais rouvert, mais nous pouvons y faire un petit tour et y voir certaines des installations pour  $10.

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Mitchells Gully Gold Mine

 

Coté Charleston même, nous tombons, toujours par hasard, sur un magnifique chemin côtier (merci au cycliste qui nous l’a indiqué !). Vu sur le nord de la West Coast, les vagues, les rochers, les vagues sur les rochers, et les fougères ! Superbe.

Charleston Constant Bay
Charleston – Constant Bay

 

 

Nous repartons lundi vers la suite de notre périple ! (En fait, un retour vers Nelson, juste après avoir fait un saut à Karamea, au nord de Westport).

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West Coast

 

2 commentaires sur «HelpX on West Coast»

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