2 décembre 2016 – 14 mars 2017.
3 mois et 11 jours sur l’Île du Sud : quel bilan en tirer ?
Mais tout d’abord, une petite carte.

Des rainforest de la West Coast aux plaines brûlées de l’Otago, des minuscules villages retirés aux bâtiments édouardiens de Dunedin, des vestiges de la ruée vers l’or aux vastes élevages de moutons, de l’insoupçonnée Wainui Bay à l’ultra-touristique Milford Sound, de la tranquille Nelson à la suractive Queenstown, de la côte sauvage des Catlins aux sommets enneigés des Alpes du Sud, de la brasserie Monteiths à là brasserie Speight, l’Île du Sud / South Island / Te Wai Punamu, ce sera d’abord :
- 2 HelpX dans des cafés ;
- des lacs, des plaines, des montagnes : des paysages variés ;
- un road-trip de presque 2 mois, des kilomètres de détours, boucles, et avancées ;
- des paysages grandioses ;
- une météo variable ;
- des paysages extraordinaires ;
- de relatives déceptions ;
- des paysages à couper le souffle ;
- des manchots, phoques, dauphins : une wildlife comme nulle part ailleurs ;
- des paysages somptueux.

Gare aux yeux !
L’Île du Sud dispose, à juste titre, d’une excellente réputation pour ses paysages. Si la partie nord nous a relativement déçu, excepté Nelson et Golden Bay / Abel Tasman National Park, on en prend plein les yeux dès la partie centrale, au sud d’une ligne imaginaire allant de Franz-Josef à Christchurch. Disons donc que la beauté des paysages ça se mérite, kilométriquement parlant ! Dès qu’on a passé cette ligne, par contre, il est difficile de parcourir 100 km sans être émerveillé.
Nous ne sommes pas d’accord pourtant avec les discours jugeant que toutes les merveilles sont sur l’Île du Sud, au détriment de l’Île du Nord qui, pour nous, offre des endroit somptueux aussi !
Nous ne sommes pas non plus d’accord avec les itinéraires touristiques typiques, qui s’axent sur l’affreusement surexploitée Queenstown au détriment de toute la partie sud-est (Catlins Coast, Dunedin, Oamaru). Disons-le net : oui, Queenstown offre un large panel d’activités, mais toutes sont réalisables ailleurs pour un coût inférieur. En comparaison, sur la côte sud-est, la nature nous offre des merveilles comparables à nul autre endroit en ce bas-monde, comme admirer des manchots antipodes ou des manchots pygmées. Après tout, puisque seul un nombre raisonnable de touristes s’y aventure, tant mieux pour nous ! De toute façon, les infrastructures ne sont pas dimensionnées pour accueillir davantage de monde en cette période estivale.

Histoire de râler un peu (assumons notre réputation, on est français que diable!)
Coté vie quotidienne, la connexion internet est globalement exécrable -du moins celles que nous avons eu l’occasion d’emprunter dans les campings ou les appartements, le prix de l’essence est terrorisant au début (mais on s’y fait vite), et les endroits vides de population sont légion. L’accent très particulier de la West Coast (pronounce : wist coast, de préférence sans bouger les lèvres) est toujours difficile à comprendre.
Mais aussi un questionnement : peut-être ici plus qu’ailleurs dans le monde, on sent les dégâts provoqués par l’influence néfaste de l’homme sur son environnement. Si les parcs nationaux, nombreux, sont magnifiques, les vastes étendues lisses de toute pousse de plus de 10cm laissent quant à elles difficilement imaginer qu’il y a moins de 200 ans se tenaient encore les forêts natives, brûlées pour laisser place à des prés ! Entre Nelson et Abel Tasman National Park, les pancartes « ban 1080 » (bannissez le poison nommé 1080) fleurissent, preuve de diverses visions sur les tentatives d’éradication de l’opossum envahisseur (il faut dire que le-dit poison tue aussi pas mal d’autre animaux !).
Le recyclage est quasi-inexistant en-dehors des villes : bien que les tentatives de valorisation du compost soit ancrées dans les mœurs (nourriture de cochons ou poules), le papier et le carton finissent immanquablement brûlés dans le jardin et les piles partent dans la poubelle standard. A coté de ça, dans les villes, on va jusqu’à trier séparément le verre blanc du verre brun… allez comprendre !

En résumé
L’Île du Sud, c’est magnifique, c’est somptueux. Mais pour une raison étrange, on ne se voit pas s’y installer pour plus de quelques semaines. Exception faite de la jolie ville de Dunedin, d’Oamaru, ou de la côte des Catlins, où s’installer signifierait un changement total du mode de vie mais serait envisageable (à condition d’y trouver un boulot, ce qui semble pratiquement impossible, ou d’y ouvrir un crêpe-truck, ce qui demande un autre visa qu’un PVT et davantage de temps qu’une année), les autres endroits nous semblent davantage idéaux pour y passer des vacances plutôt que pour y vivre vraiment. D’où notre remontée sur l’Île du Nord / North Island / Te Ika a Maui pour y travailler.
Oh, bien sûr, nous avons sans doute laissé passer une ou deux opportunités de bosser là-bas, et ça se serait sans doute bien passé. Mais nous n’y étions pas prêt : trop vieux pour changer vraiment de vie, trop pressés de découvrir pour s’attarder à travailler longtemps au même endroit, ou juste jamais contents ? On ne le saura jamais 😉
Hello . Eh ben sa en fait des km 😉 . Poir la derniere phrases je dirais la vieillesse lol . Bisous a vous 2 🤡🤡
Beau résumé ! Pour la fin, c’est peut-être simplement trop vieux, trop pressés ET jamais contents ! ;o) J’ai juste ?
Bisous !