Pour quitter Dawson, il n’y a que 2 solutions : revenir jusqu’à Whitehorse par la Klondike Highway, ou, en été, continuer vers l’Alaska ! On ne résiste donc pas à l’appel … 🎵 Cré moé, cré moé pas, qu’qu’part en Alaska 🎵

Top of the World Highway : de Dawson à la frontière
Nous enclenchons la position 4WD (4 roues motrices) sur notre Mitsubishi Outlander, et nous lançons sur la Top of the World Highway qui, durant la saison estivale, relie Dawson à la frontière de l’Alaska. Ne sachant pas trop à quoi nous attendre concernant l’état de cette route non-revêtue, nous nous inquiétons un peu du temps que cela prendra.


Finalement, la route est praticable sans difficulté, du moins par temps sec. Il s’agit davantage de terre bien tassée que de graviers. On atteint facilement le 60-70 km/h sans danger, et les possibilités d’arrêts sont nombreuses pour profiter des superbes vues sur les montagnes de la chaîne Tombstone.





100 km après Dawson, c’est la frontière des États-Unis. Évidemment, il nous a fallut anticiper de quelques jours afin de remplir en ligne la demande d’ESTA et le formulaire I-94 (l’ex formulaire vert désormais dématérialisé). Pour un passage par la frontière terrestre, le cumul des deux est désormais obligatoire avec nos passeports français. Le fait de pré-remplir l’I-94 via l’application mobile évite de trouver un moyen de se procurer 6 US$ en monnaie !
Le passage est simple, le douanier nous demandant simplement où nous nous rendons et quand nous repartons. On avait mangé un maximum de nos fruits et légumes certains étant interdits, mais pas de question là-dessus. Prise de photo et des empreintes digitales, puis nous continuons… muni d’un tampon original dans nos passeports ! Dans ce secteur reculé, où la frontière n’est ouverte que l’été entre 8h et 18h, la guitoune est commune entre les deux douaniers américains et leurs homologues canadiens, et une bonne entente semble régner entre eux.

Taylor Highway : entrée en Alaska
C’est du coté Alaska que l’état de la route se détériore ! Si l’on retrouve brièvement le bitume durant quelques kilomètres (pardon, quelques miles) après la douane, la route en gravier est dans un moins bon état que du coté Yukon : de nombreux cailloux sortent du sol, sur un niveau assez inégal.
170 km relient Dawson City à Chicken en Alaska. Cette bourgade reculée, ancienne cité minière, est aujourd’hui quasi-abandonnée (les recensements oscillent entre 0 et 7 résidents permanents depuis le début de années 2000). Excepté un camping sans eau, une station essence, et quelques petits commerces pour touristes, ses points d’intérêts se réduisent aux restes de la mine, et à sa sculpture de poulet géant. Ce dernier a été fabriqué par des élèves en récupérant d’anciens casiers scolaires. S’y ajoute une touche exotique : les distances avec des villes ayant un lien toponymique avec les poulets ou autres volailles sont indiquées.



Même si nous retrouvons l’asphalte à la sortie de Chicken, la Taylor Highway reste dans un état d’entretien très relatif, où les variations du niveau du sol n’ont été que rarement corrigées. Dans les portions vallonnées, on se surprend même à admirer les successions de goudrons de couleurs différentes 😉

Retour sur l’Alaska Highway
Nous passons la nuit à Tok, détour nécessaire en retrouvant l’Alaska Highway que nous avions quitté à Whitehorse, YT. Qui dit retour sur l’Alaska Highway dit retour sur les campings de nombreux motards venus du Texas, que nous apercevons depuis Fort Nelson.
Nous sommes à seulement 330 km de Fairbanks et 510 km d’Anchorage, les deux plus grandes villes de l’Alaska. Nous avions d’ailleurs hésité à pousser jusqu’à Fairbanks (en passant par l’énigmatique village de North Pole), mais les quelques 3h30 de route restantes nous en ont dissuadé. Il faut bien faire des choix, et la route commence à nous peser ! Nous avons choisi de visiter une autre grande ville de l’Alaska : Juneau, sa capitale, accessible uniquement en bateau. Mais ce sera pour un prochain article 😉

D’ici là, nous devrons repasser la frontière canadienne -avant de repasser la frontière américaine, mais qui donc a tracé les frontières de l’Alaska ? ^^
Arrivés à Tok, une courte frayeur nous assaille voyant les prix de l’essence. Nous réalisons vite que ceux-ci ne peuvent être au litre, cette unité de mesure du Système International étant inconnue aux USA. Finalement, à $ 4,40 le gallon, cela fait moins d’un euro au litre : on se rappelle que l’Alaska vit sur le pétrole !
470 km séparent ensuite Tok de Haines Junction, au Yukon. Avec de nombreuses sections en travaux, voiture pilote et routes de terre défoncées sur plusieurs kilomètres, nous avons compté 2h30 pour les 160 premiers kilomètres qui séparent Tok de la frontière avec le Canada.
L’entrée au Canada se fait à Beaver Creek. Étonnamment, le poste de douane canadien n’est situé que… 27 km après la frontière ! Avec une seule douanière et le flot de véhicules qui arrive, nous avons un petit temps d’attente de 50 minutes. Elle nous demande quand même nos permis de travail et pose quelques questions sur nos achats et les quantités d’alcools avant de nous souhaiter « welcome back » !
S’ensuit une pause café sur l’aire de Pickhandle Lake, mignon petit lac -bien sûr accompagné de ses moins mignons petits moustiques. Puis la route continue jusqu’à Destruction Bay, où elle rejoint le Lac Kluane et le Parc National du même nom.



À suivre… !

Mais qu elle aventure !! Toujours de belles photos et des paysages magnifiques.
Continuer bien !! Et profitez bien de tous ce que vous pouvez voir!!! Et prenez soin de vous
L aventure continue toujours pour vous mais nous la vivons aussi par vos jolies photos et commentaires Que de belles choses c est magnifique