Un peu de changement d’idées ! Avant la quarantaine, et donc avant le confinement du pays, nous avions pu profiter d’une dernière journée au Parque Nacional Tierra del Fuego (Parc National de la Terre de Feu).
L’accès se fait depuis Ushuaia en mini-bus. Plusieurs compagnies privées se partagent le filon, et on n’a pas très bien compris comment d’ailleurs puisque le guichet d’accès est unique. Bref, nous réservons ça. A l’entrée du parc, un stop obligatoire est effectué pour acheter le ticket nous autorisant à nous promener.
Il est possible de se promener sur divers sentiers. Nous choisissons le sentier côtier de 8km (estimé à 4h de marche) pour enchaîner sur le sentier qui mène à la baie Lapataïa. Rien de bien sportif, donc.

Si le départ du sentier est agréable, en longeant le canal Beagle, il devient finalement assez monotone au fur-et-à-mesure que l’on progresse dans la forêt. La vue sur les sommets des Andes chilienne, de l’autre coté du canal, est malheureusement globalement bouchée par les nuages qu’ils ont accrochés.

Heureusement, la fin du sentier nous permet d’observer des Pics de Magellan, sympathique oiseau à la tête rouge (pour les mâles) qui piquent frénétiquement sur les troncs dans un bruit assez joyeux.

Ce premier sentier rejoint ensuite la Ruta Nacional 3, une route de plus de 3 000 km route qui part de Buenos Aires pour se terminer ici. Traversant au passage les provinces de Buenos Aires, Rio Negro, Chubut, Santa Cruz et Tierra del Fuego, elle est néanmoins interrompue par la traversée du Chili et, surtout, du Détroit de Magellan (qui isole la Grande Île de Terre de Feu du reste du continent sud-américain).
Nous alternons donc les morceaux de route et les sentiers qui s’en éloigne, à travers les tourbières, pour arriver à la baie Lapataia, extrémité ouest de la Terre de Feu Argentine.

Ultime pancarte devant la baie, celle qui proclame « Las Malvinas son Argentinas » (Les (îles) Malouines sont argentines). Bon, ben on aura le temps d’y réfléchir 😉