Ottawa, premier arrêt sur la route de l’ouest !

C’est parti ! Après un départ de Québec, une pause rapide à Trois-Rivières et un week-end à Montréal, la destination est désormais bien Whitehorse, au Yukon. Un peu moins de 6000 km et 60h de route. Première province à traverser : l’Ontario, sans pour autant descendre jusqu’à Toronto et aux Chutes du Niagara -trop gros détour, ce sera pour une autre fois.

L’Anneau, Place Ville-Marie à Montréal

Ottawa, capitale du Canada

Première étape, à seulement 2h de route de Montréal : Ottawa.

Wellington Street depuis la Coline Parlementaire
Wellington Street

La Capitale Nationale (la vraie, clin d’œil à nos amis de Québec ^^) fut choisie comme compromis par la Reine Victoria en 1857, alors que le titre se disputait entre Kingston, Toronto, Montréal et Québec depuis l’union du Haut et du Bas-Canada en 1841. Située à la frontière linguistique, et plus éloignée des États-Unis, ce choix en a surpris plus d’un puisque le site n’avait alors rien d’une ville développée. Située du côté Ontario de la frontière avec le Québec, elle compte aujourd’hui pas moins de 1 million d’habitants, et même 1,3 millions pour l’aire urbaine englobant sa voisine québécoise de Gatineau. Elle forme ainsi la quatrième plus grande aire urbaine du Canada.

Les drapeaux des Provinces et Territoires flottent au vent
Elgin Street

Le lieu incontournable de la capitale de la fédération, c’est bien sûr la Coline Parlementaire. Malheureusement en travaux pour une dizaine d’années depuis 2019, on ne peut plus approcher vraiment de l’Édifice du Centre. Même la Flamme du Centenaire, souvenir de ma visite en 2015 (Olivier), était éteinte.

Ainsi, la Chambre des Communes (338 députés) a été délocalisée dans l’Édifice de l’Ouest et le Sénat (105 sénateurs) siège provisoirement dans l’ancienne gare Union Station. L’Édifice de l’Est, troisième bâtiment victorien de la Coline, est lui libre d’échafaud (ou d’échafaudage en français de France ^^).

Édifice de l’Est
L’Édifice du Centre est en plein travaux
Édifice de l’Ouest depuis Wellington Street

Des affiches à l’image des différents Provinces et Territoires du pays flottent sur les boulevards de la ville, à la circulation bien chargés. Le parc de la Confédération étant lui aussi fermé, seule la rue piétonne Sparks Street Mall permet de déambuler dans le centre sans se soucier des véhicules.

Sparks Street
Wellington Street
À l’angle Metcalfe / Sparks Street

Le Canal Rideau et la Rivière des Outaouais

Heureusement, un autre lieu emblématique d’Ottawa est lui aussi à l’abri de la circulation routière. Nous faisons quelques pas en direction du Canal Rideau, qui relie la Rivière des Outaouais au Fleuve Saint-Laurent. C’est sa construction sous l’égide d’un certain colonel John By qui est à l’origine de la ville de Bytown, aujourd’hui connue sous le nom d’Ottawa. Achevé en 1832, son originalité consiste à combiner les portions creusées comme un canal classique et les lacs formés par des barrages sur les rivières existantes. La portion en ville, qui débouche sur la rivière, est constituée de plusieurs écluses dont le franchissement prenait 1h30.

Canal Rideau

De nos jours, un chemin a été aménagé le long du canal, et l’on peut passer d’une rive à l’autre en franchissant à pied les passerelles sur les écluses. Secteur agréable, à l’abri de la circulation !

Le long du Canal Rideau

Le lendemain, nous faisons un bref passage aux Chutes de la Chaudière sur la rivière des Outaouais. Avant la construction du barrage, la rivière était régulièrement fréquentée par les canots du peuple Anishinabek (Algonquins).

Chutes Chaudières sur la rivière Outaouais
Les Chutes Chaudières d’Ottawa

Le Musée canadien de l’Histoire

Nous traversons la rivière des Outaouais vers Gatineau pour une visite du Musée canadien de l’histoire.

Nous commençons par la Grande Galerie où trônent d’immenses totems des peuples de l’Ouest du Canada, puis par la salle des Premiers Peuples qui tente de présenter la multiplicité des peuples des Premières Nations du Canada : si divers dans leurs coutumes, leurs modes de vie, leurs habitudes, mais si similaires devant l’impossible compréhension à l’arrivée des Européens.

Grande Galerie, Musée canadien de l’Histoire

Plus légère, la collection des Timbres du Canada affiche l’intégralité des timbres ayant eu court jusqu’en 2016.

Enfin, la salle de l’Histoire canadienne présente l’exposition la plus longue en trois galeries :

  • Les débuts du Canada, c’est-à-dire de l’arrivée des ancêtres des peuples des Premières Nations par le détroit de Béring lors des dernières glaciations, jusqu’à l’arrivée des Européens des XVè et XVIè siècles ;
  • Le Canada colonial, avec l’arrivée des colons venus de France, puis la guerre de Sept Ans entre la France et l’Angleterre, le métissage, le massacre des bisons dans les Prairies, la déportation des Acadiens, la guerre de 1812 avec les États-Unis, puis la fondation du Dominion du Canada en 1867 et l’agrandissement vers l’Ouest ;
  • Le Canada Moderne, depuis 1914 : son rôle dans les deux guerres mondiales, sa proximité avec les États-Unis voisins, les horreurs des pensionnats autochtones, le rapatriement de la Constitution en 1982 (constitution jamais validée par le Québec), jusqu’aux impacts de la « Révolution Tranquille » au Québec, ayant mené plus tard aux deux référendums pour son indépendance -dont le second en 1995 a frôlé la victoire du « oui » avec 49,5% des voix !

« Être votre voisin [des États-Unis], c’est comme dormir avec un éléphant; quelque douce et placide que soit la bête, on subit chacun de ses mouvements et de ses grognements.« 

-Pierre-Eliott Trudeau, premier Ministre du Canada, 1969.

Faux-départ avant la traversée de l’Ontario

Retour (rapide) au Québec ! Le sort étant ce qu’il est, nous n’éviterons pas un aller-retour à Montréal pour récupérer notre nouvelle plaque d’immatriculation, arrivée chez Fred et Ségo dans la journée de notre départ… 😉 L’occasion de dormir au camping du Parc National (Sepaq) d’Oka Bay, de se faire bouffer par les maringouins (moustiques), de se promener sur la plage et de prendre le traversier Oka-Hudson sur la rivière des Outaouais.

Oka et son Parc Sepaq

Prochaine étape, devenue inatteignable d’une traite : Sault-Sainte-Marie !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *