Le retour en direction du sud se fait à partir de la ville de Kaitaia, à laquelle nous retrouvons la Twin Coast Discovery Highway, que nous empruntons cette fois coté ouest. Nous passons par curiosité le village immédiat d’Ahipara, où nous ne ferons donc pas de HelpX faute de réponse : on y devine au loin une dune, et un premier accès à 90 Mile Beach.

Hokianga Harbour
La route serpente ensuite vers Rawene, s’arrêtant à 4 km au sud de Kohukohu : il est en effet nécessaire de prendre un petit ferry pour traverser la baie de Hokianga Harbour.
Moins de 15 minutes de traversée plus tard, c’est délestés de $22 que nous empruntons le court sentier (350 mètres) de découverte Mangrove Boarwalk. Pas grand chose à voir avec la mangrove de Nouvelle-Calédonie, mais une découverte bien mieux documentée et dans un cadre sympathique.

Nous continuons en direction de Koutu, où se trouvent les Koutu Boulders. La marée intermédiaire ne nous permet pas de tous les voir, mais nous profitons quand même de quelques uns de ces gros rochers ronds sur la plage. Bien moins touristiques et dans un endroit bien plus calme que leurs équivalents à Moeraki !

Plus loin encore, nous traversons le mignon village côtier d’Opononi, qui permet d’apercevoir au pied d’un petit ponton une partie de la gigantesque dune située sur la côte opposée du Hokianga Harbour. Hé oui, la côte ouest du Northland, c’est aussi une succession de dunes plus ou moins grandes et plus ou moins hautes, fruits d’années de dérives le long de la côte du sable provenant du centre de l’Île du Nord, sable issu d’éruptions volcaniques s’étant produites il y a plus de 2 millions d’années.

Juste à la sortie du village voisin d’Omapere, un petit sentier permet d’admirer un autre point de vue sur la dune, mais aussi sur les deux villages et les plages en contrebas. En ce jour de grand vent, la mer de Tasman déchaînée s’écrase sur les rochers environnants.
Waipoua Forest
Waipoua Forest sur 18 kilomètres !
Nous passons dans un premier temps les sentiers que nous avons prévu de faire le lendemain pour aller trouver le premier camping des environs, 10 km plus au sud. Nous y serons d’ailleurs seuls, en pleine forêt mais avec une cuisine équipée d’un petit chauffage portatif, youpi !
La Waipoua Forest est connu pour ses nombreux kauri, cet arbre endémique de Nouvelle-Zélande qui pousse au-dessous du 38ème parallèle et dont nous avons déjà admiré quelques spécimens dans la Péninsule de Coromandel. Dans le Northland également, ayant été surexploités par les premiers colons européens et désormais sensible aux maladies, les survivants sont désormais protégés.

En outre, ces arbres immenses ont des racines qui ne le sont pas du tout. Peu profondes et très délicates, elles sont donc très sensibles aux pieds qui pourraient leur passer dessus.
Deux petites ballades (l’une de moins de 5 minutes, l’autre d’environ 30 minutes) permettent d’atteindre les 2 spécimens les plus connus de la Waipoua Forest.
Le plus large kauri toujours vivant en Aotearoa Nouvelle-Zélande, Tane Mahuta (« seigneur de la forêt » en maori), est impressionnant ! 17,68 mètres de hauteur de tronc, 51,20 mètres de hauteur totale, 13,77 mètres de circonférence au tronc, pour un âge estimé entre 1500 et 2000 ans !
Dans la mythologie maorie, Tane est le fils de Ranginui, le Ciel-Père, et de Papatuanuku, la Terre-Mère.

Te Matua Ngahere (« père de la forêt » en maori) est à peine plus modeste avec 10,21 mètres de hauteur de tronc, 29,90 mètres de hauteur totale, mais 16,41 mètres de circonférence au tronc, faisant de lui le second plus large kauri vivant toujours en Aotearoa Nouvelle-Zélande. On estime que son âge dépasse les 2000 ans.

Trounson Kauri Park
Quelques kilomètres plus loin, une fois sortis de la Waipoua Forest pour se retrouver face à des collines pleines de bétail, il est possible de prolonger le plaisir en bifurquant vers le Trounson Kauri Park. La forêt est bien moins grande que sa voisine immédiate, mais n’a rien à lui envier concernant le nombre de kauris qui s’y trouve !
Une promenade d’environ 30 minutes permet d’en apprécier la teneur, entre autres végétations qui paraissent bien petites vis-à-vis de ces géants ! Ce qui impressionne aussi, c’est comme ces arbres ont poussé de manière absolument droite par rapport à leurs congénères végétaux (dont évidemment les tree ferns) bien plus tordus.

Après-coup, nous regrettons de ne pas nous être installés au camping du DOC adjacent, partir la nuit observer les kiwis dans cette zone qu’ils fréquentent. L’ambiance dégagée par cette forêt est quand même sacrément particulière.
Dargaville – Whangarei
Redescendant vers Whangarei, nous passons Dargaville, ville dont l’âge d’or remonte à l’extraction de la gomme de kauri et au commerce de bois. Nous décidons de ne pas visiter le musée, qui vaut probablement le coup.
Retour à Whangarei pour 2 jours de pause, décider de la suite de notre voyage, planifier notre retour sur l’Île du Sud… et ranger la voiture pour faire quelques photos pour la mise en vente (plus que 6 semaines, effrayant… !)