Val-Jalbert & les environs du Lac St-Jean

La route 175 qui part de Québec vers le Saguenay et le Lac St-Jean nous fait côtoyer les premières givrées : sapins jaunes-orangés et couche de givre blanchâtre en arrière : les prémices de l’hiver ? Arrêt point de vue sur le Lac Septs-Îles.

Lac de Sept-Îles, route 175

Impossible de faire le tour de l’immense lac St-Jean (1 041 km2) en seulement 1 journée, il va falloir faire un choix ! Il faut dire que nous pensions initialement simplement nous promener dans le Parc national de la Pointe-Taillon sur la rive nord, mais il s’avère qu’on ne profite de ce parc qu’à vélo. Pas envie de nous documenter sur la location de vélo en cette saison où tout ferme petit a à petit, nous partons finalement sur la rive sud.

Nous partons bien tard de notre Airbnb grand luxe après avoir fait une grasse matinée et lancé une machine à laver.

Première rapide halte à la marina d’Alma, principale ville des environs du lac.

Nous mangeons nos casse-croûtes en bord de plage à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Le lac est bien agité, qui dit vent (froid!) dit vagues !

C’est finalement au Village historique de Val-Jalbert, à côté de Chambord, que nous nous arrêtons.

Ce village abandonné, en partie restauré, nous plonge dans la vie des années 1920. Le village doit son existence à l’installation d’une usine de pulpe à papier -de pâte à papier- sur la rivière Ouiatchouan. La chute d’eau sur les abords a permis de faire fonctionner plusieurs turbines pour l’usine et, luxe inestimable pour l’époque, d’alimenter en eau courante et en électricité chaque habitation du village ! Jusqu’à 900 habitants ont arpenté ses rues avant la fermeture de l’usine en 1927, victime de la concurrence de la pâte à papier chimique. Malgré des loyers à moitié prix, la population a rapidement déserté le village à la recherche d’un emploi.

Val-Jalbert : le couvent-école

La visite commence par le couvent-école : 4 salles de classe au rez-de-chaussée, et les chambres et toilettes des sœurs enseignantes à l’étage.

4 différents modèles d’habitats se sont dressés là pour héberger les familles des ouvriers, des petites maisons jumelées pour 2 familles aux demeures plus vastes inspirées des cottages américains. L’église, elle, a été démontée dans les années 1930 pour réutiliser les matériaux dans deux paroisses alentours.

Résidences jumelées à l’entrée du village
Maison intégralement restaurée

Au bout de la rue principale, c’est le moulin à pulpe et l’usine, au pied de la superbe chute d’eau haute de 72 mètres (modestement vendue comme plus haute de 20 m par rapports aux chutes du Niagara !).

La chute Ouiatchouan
L’ancienne usine au pied de la chute Ouiatchouan

De là, un téléphérique mène au belvédère qui offre une vue sur le lac St-Jean. On aperçoit presque jusqu’à l’autre rive, plus de 30 km plus loin.

La salle des machines diffuse un mini-film

Il ne faut pas manquer le quartier résidentiel, entre maisons en ruines et maisons reconstituées. L’automne y apporte un charme absolu.

Val-Jalbert : quartier résidentiel
Val-Jalbert : quartier résidentel
Val-Jalbert : quartier résidentel
Certains intérieurs sont encore dans leur jus

Nous quittons le village fantôme. Éscale non-prévue initialement, mais qui vaut franchement le détour ! Prévoir au moins 3h pour profiter vraiment.

Dernière escale peu après Chambord en bord de route pour contempler le lac.

Sortie de Chambord : point de vue sur le lac St-Jean
Encore eux ! (devant la chute)

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