Dernière ligne droite : retour sur l’Île du Sud histoire de l’apprécier aussi en hiver. Avion au départ de Wellington pour une arrivée à Christchurch, où nous louons un van avec chauffage -du moins pour les soirs en campings avec électricité 😉
Nous souhaitions revoir les endroits qui nous ont le plus plus, dans la mesure du possible. Nous avons donc concocté ce petit itinéraire qui repasse sur la plupart de nos spots favoris, puis bifurque vers Kaikoura où ne nous étions pas rendus. Enfin, retour à Picton via Hamner Springs (la SH1 entre Kaikoura et Blenheim étant toujours fermée des suites du tremblement de terre de novembre dernier) pour prendre le ferry, pour rouler jusqu’à Auckland rendre le van : en effet, nous avons obtenu une énorme réduc pour la location d’un van au départ de Christchurch et à destination d’Auckland. Et en plus, ça nous permet d’avoir une maison de remplacement jusqu’au bout !

Air New Zealand
Première surprise : l’aéroport de Wellington. Pour un vol domestique, il faut s’enregistrer soi-même sur les bornes, seul un agent est disponible pour vous accompagner dans l’usage de la machine. À vous également d’aller déposer votre valise sur le tapis. Surtout, il n’y a absolument AUCUN contrôle de sécurité, ni même d’identité, avant de monter dans l’avion. Assez perturbant pour nous autres européens, mais on comprend mieux pourquoi on nous permet d’être présent au terminal seulement 20 minutes avant le décollage.
Le vol Wellington – Christchurch prend environ 45 minutes à bord d’un ATR-72 opéré par Air New Zealand. Autant dire qu’une fois servi le café avec un biscuit Cookie Time (apparemment un incontournable ici), qui précède un deuxième service pour offrir à qui le souhaite un verre d’eau, il est déjà temps d’atterrir. L’équipage est très décontracté, le steward (originaire de Londres) vient même nous parler de nos vies en Europe. Heureusement, les conditions de vol étaient idéales, car avec ce petit avion de 64 sièges chaque petite modification de trajectoire est fortement ressentie.

Pour la petite histoire, le vol Wellington-Christchurch est opéré une fois par heure, voire une fois par demi-heure en heure de pointe. Hé ben ! Il faut dire que les les deux villes distantes de 304 km sont séparées par le Détroit de Cook (compter 4h30 de ferry) auquel il faut ajouter environ 6h de route par Lewis Pass (toujours en raison de la fermeture de la SH1 depuis le tremblement de terre de novembre dernier).
Récupérer le van
Nous avions loué un van chez Apollo. Dès l’arrivée à l’aéroport, il faut appeler un numéro pour obtenir une navette qui vient vous chercher et vous amène au local du loueur. On vous fait ensuite remplir un formulaire sur ordinateur avec vos permis de conduire (date d’expiration obligatoire, très pratique avec un permis français valable à vie… bref, on a mis la date d’expiration du permis international), puis on vient vous chercher. C’est le moment de vous vendre tout un tas d’options (dont : des draps -ben oui, c’est pas inclus-, des chaînes -facultatives même l’hiver sur les routes de montagne de l’Île du Sud-, et un prélèvement de 5% non-remboursé de « frais bancaires » sur la caution de NZ$ 3000 -ce qui fait quand même un sacré somme de non-remboursée, en fait!). Bref, c’est pas trop cher sur Internet, mais ils se rattrapent.
Il est temps de partir pour Oamaru, première étape de notre retour sur South Island. Le ciel s’est couvert, le vent s’est levé : l’enfer sur la route avec ce véhicule haut de 2,65 m très sensible au moindre souffle, mais nous finissons par arriver -après quelques courses puisque nous n’avons tout simplement plus rien. Ce soir, enfermé dans notre campervan : soupe de chez Watties !

En comparaison avec notre ancienne voiture-maison bien aimée, nous sommes dubitatifs : certes, il est possible dans le van de tenir debout et de cuisiner à l’intérieur. Mais nous qui avions utilisé le moindre recoin d’espace disponible dans notre voiture sommes outrés par les énormes places perdues dans ce campervan (preuve irréfutable que la personne qui a fait les plans n’a jamais utilisé la bête) ! C’est pas pour rien que certains véhicules du même modèle (Toyota Hiace) disposent de la certification self-contained (c-à-d avec toilettes et eaux usées), que nous n’avons pas.
À suivre… en croisant les doigts qu’une route ne ferme pas en raison de la neige, parce que ça arrive assez souvent depuis 3 jours !