Suite de nos deux semaines en Nouvelle-Calédonie : toujours en brousse (nom donné à tout ce qui n’est pas le Grand Nouméa), quittant le nord pour la côte est, puis la traversée de retour vers l’ouest du Caillou.

23 mai
Départ du grand nord ! La route redescend en direction de Koumac, puis pique vers Ouéga à travers les montagnes. Un beau point de vue sur le lagon au col d’Amos, et nous continuons jusqu’à Pouébo. Peu avant, nous traversions le hameau de Balade.
C’est à peine plus haut que débarqua un homme bien connu de par notre périple en Nouvelle-Zélande : James Cook, premier européen à passer par là en 1774. Il fit une halte sur la plage de Mahamate, et ce qu’il vit lui fit penser à l’Écosse (les cocotiers, sans doute…). Et voilà d’où le pays tire son nom, Caledonia n’étant autre que la dénomination latine de l’Écosse !
Ironie de l’histoire, c’est ensuite à Balade que le contre-amiral Febvrier-Despointes pris officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie le 24 septembre 1853, au nom de la France de l’empereur Napoléon III. Le monument célébrant cette annexion a depuis longtemps disparu sous les herbes mais, plus étonnant, le récent Monument Kanak décrit dans le guide et censé se tenir devant l’église a lui aussi disparu… Tant pis, nous aurons fait le tour de la-dite église sous le regard interloqué des habitants.
C’est donc devant les Chutes de Colnett que nous faisons halte, impressionnantes ! La plage juste en face présente toute les facettes nécessaire à une carte postale, et nous en profitons donc pour y tartiner nos sandwichs sous les cocotiers. 😉

La Route Provinciale Nord 10 continue en longeant la côte, avec des chutes d’eau qui se succèdent. Le sentier d’accès à celle de Toro étant fermé (ou déclaré comme tel), nous ne nous y risquons pas.
Juste avant le bac sur la rivière Ouaïème, dernier bac du pays, le point de vue est resplendissant ! En attendant le-dit bac, d’une capacité de 2 voitures mais opérant 24/24, un stand propose des gateaux au citron et des « bonbons à la coco » (gâteaux sucrés) sur le système de l’honesty box. Absolument succulents !!

La route se poursuit vers Hienghène (Hyehen en fwâi, l’une des langues Kanak du lieu). En arrivant, premier panorama sur « Le Sphinx » et « La Poule Couveuse », deux formations rocheuses plongées dans la mer, qui ressemblent vraiment à ce que leur nom laisse supposer !

Avant de retourner faire quelques courses dans le seul commerce du coin, nous nous installons au camping proposé par notre club de plongée du lendemain. Petite joie : il dispose d’une bouilloire, on va pouvoir manger chaud et se faire du café (soluble, certes).
24 mai
Baptême de plongée à 14h ! Le 3ème pour Olivier, et surtout le 1er pour Amandine, qui joue sur son ressenti du jour sa potentielle carrière de plongeuse-archéologue ! 😉
Mais avant, une matinée à remplir : nous partons en rando de 2h au sommet du Ga Wivaek, avec une superbe vue sur les Roches de Lindéralique ainsi que sur la Poule Couveuse et le Sphinx. L’aller est très bien indiqué et facilement accessible malgré la montée, la boucle retour beaucoup moins avec des pancartes noyées sous la végétation, tout comme le sentier lui-même. Le tout sous un soleil tapant.

Traversant la Tribu de Lindéralique, petite halte sur la plage du Billet de 500F et son impressionnant rocher (qui, comble du hasard, figurait sur les anciens billets de 500F ! 😉 )

Après quelques biscottes au paté de canard (doublé inconnu en Nouvelle-Zélande, on en profite), l’heure est venue de se mettre à l’eau. Le temps d’échanger un peu avec une voisine campeuse venue ici pour un an faire des remplacement de médecins dans les dispensaires des petits villages en Brousse, non loin des tribus Kanak : les gens lui font alors confiance quand le guérisseur local n’est pas parvenu à soigner leurs maux.
Bref, plongée devant l’îlot Hienga, juste en face du centre de Babou Plongée / camping. Nous ne sommes que 2 pour les baptêmes du jour. Partie théorique, 10 minutes de bateau, et hop ! Amandine à l’eau. 20 minutes plus tard, c’est Olivier qui saute, après avoir pu contempler l’îlot, pour lequel les accès sont gérés par la tribu locale. Douleur aux oreilles habituelle (pour Olivier), poissons et quelques coraux.
Retour sur la terre ferme juste avant la nuit, douche froide, et jouer avec les bébés chatons du camping !
25 mai
Aujourd’hui, retour vers l’ouest et le sud ! Nous quittons Hienghème et la Tribu de Koulnoué. 70 km plus loin, et le double de poules traversant aléatoirement la route, vient Poindimié, plus grosse ville de la côte est avec 4800 habitants.
Nous continuons à longer la côte en direction de Kouaoua. Le paysage qui d’offre à nous à partir de Poro sur des kilomètres est révélateur des dégâts infligés aux paysages par ce qui est encore la première activité économique du pays : les mines de nickel. Il n’y a pas de miracle, quand on extrait près du tiers du nickel mondial sur un territoire qui fait 2 fois la Corse, ça donne ces étendues désolées de terres rouges sans plus une seule pousse de végétation -à comparer aux quelques portions de montagnes arborées encore inexploitées que nous traversons par courtes intermittences.
Puis, petit stop à l’air de Kutuö, qui offre un point de vue sur les montagnes épargnées. Peu après, c’est la route du col qui nous amène vers Sarraméa. Là, nous poussons jusqu’au Trou Feuillet, mini-cascade avec un trou d’eau -pour un soi-disant incontournable, très décevant, en fait.
Retour en Province Sud avec Farino, petit village des hauteurs. Un stop devant la mairie de Farino, où se trouve un point de vue sur la forêt avoisinante et jusqu’au lagon.
Nous arrivons au camping du Refuge de Farino. Gros avantage : c’est le point de départ vers la cascade de Farino, magnifique ! Malgré le sentier boueux, la végétation vaut le coup aussi.

Pour conclure cette journée, Amandine sera saisie d’une révélation : si la liste des ingrédients est souvent écrite en français sur les paquets de snack et biscuits en Nouvelle-Zélande, c’est peut-être tout simplement parce qu’ils en exportent ici ! Tadaaa… un mystère de résolu, et un soulagement sur une aberration géographique : tout ne vient donc pas de métropole ici, snack, pommes, carottes, et même lait peuvent parfois être made in New Zealand.
26 mai
Nous débutons la journée par la ville de La Foa, à moins de 10 km de Farino. Non sans avoir d’abord tenté notre chance à Thia, dont la rivière semblait jolie sur la carte : raté, pas grand chose à voir.
Il en est donc bien autrement à La Foa. La passerelle Marguerite, du prénom de l’épouse du gouverneur qui l’inaugura en 1909, est restée là et restaurée : dans le style de Gustave Eiffel, elle franchit toujours la rivière, à coté du pont routier.
Surtout, le parc public de la ville est orné de nombreuses sculptures réalisées par des artistes du pays, de petites villes ou de tribus. La plupart représentent la sagesse, la liberté, ou les esprits de l’océan. Magnifiquement sculptées, à défaut de comprendre parfaitement certaines représentations sans explications.
Un monument souvenir du rattachement de la Nouvelle-Calédonie à la France, et aux débordements qui y sont liés, est également présent. De notre coté, nous profitons du rattachement en question pour nous rendre, selon nos (mauvaises) habitudes occidentales, au supermarché…
L’après-midi sera consacré au Parc des Grandes Fougères. Il est possible d’emprunter différents sentiers, nous choisissons donc de suivre les conseils de la guichetière en prenant une boucle de 3 heures : celle-ci passe par divers points de vue ainsi que par le « cœur de Farino », du nom de cette forme dans la pierre au détour d’une petite cascade, pour finir par des banians, arbres immenses. Certaines portions du sentier valent vraiment le coup d’œil, à travers une végétation luxuriante et quelques chants d’oiseau. Mais le chemin très boueux nous a ralenti, et, après 4h de marche, nous commencions à le trouver long… probablement parce que les fougères, après 7 mois en Nouvelle-Zélande, on commence à connaître ;).


Retour au camping profiter de la cuisine équipée : repas chaud au programme du soir !

coucou pleins de gros bisous a vous deux! nous partageons avec vous et voyageons avec vous avec toutes ces très belles photos. Que votre aventure est belle et merci tous plein de nous en faire profiter c est un vrai bonheur pour nous, et votre joie de vivre nous met du baume au coeur gros bisou a vous deux .
Salut à vous deux
E voyant ces belles photos nous voyageons en même temps que vous mais en restant à la maison Heureux de vous voir en pleine forme et à bientôt pour que vous raconter votre voyage et vos découvertes
Gros Bisous à vous deux et à bienttôt
Gaby et bernard
Comme c’est bon les vacances…..
Ici,nous avons pu croire un moment que nous y étions aussi avec des plus 36 ,si;si…..mais la douce température du doubs est revenue,12 degré avant que je n’aille assister au meeting d’hathlétisme de La Chaux de Fond….ou il faisait plus chaud:13 degrés à midi! Ce 2 juillet!
Continuez à bien vous remplir la tete de souvenirs.Grosses bises.
Michel
Comme c’est bon les vacances…..
Ici,nous avons pu croire un moment que nous y étions aussi avec des plus 36 ,si;si…..mais la douce température du doubs est revenue,12 degré avant que je n’aille assister au meeting d’athlétisme de La Chaux de Fond….ou il faisait plus chaud:13 degrés à midi! Ce 2 juillet!
Continuez à bien vous remplir la tete de souvenirs.Grosses bises.
Michel