Dunedin (première !)

dunedin railway station

Commençons par le commencement : si, comme nous, vous vous demandiez comment prononcer Dunedin : c’est finalement assez simple, mettez-vous dans la tête d’un anglophone, and say : D-heu-n-i-den !

La cité à l’ambiance un peu écossaise (Dunedin étant l’ancien nom d’Édimbourg en gaélique) est la deuxième plus grande ville de l’Île du Sud avec environ 118 000 habitants.

 

Bref passage en ville

Le changement des pneus avant de la voiture étant plus que nécessaire, nous déambulons en ville en laissant notre maison sur roulettes chez Beaurepaire. Les commerces sur George Street, la bibliothèque (library), la « fameuse » gare, et la place centrale dite The Octagon (simple et efficace, celle-ci formant un octogone) nous confortent dans la possibilité d’en faire une ville nous permettant de nous poser un peu.

Excepté la gare, dont nous parlerons un peu plus bas, le reste sera l’occasion d’un prochain article, lors de notre retour à Dunedin, après avoir fait le Southland et le Fiordland ! (« ils » ne sont même pas encore partis qu’ils savent déjà qu’ils vont revenir… 😉 )

dunedin railway station
Dunedin Railway Station

 

Après 2 jours dans un appartement pour retrouver des sensations simples, telles que regarder un film ou dormir dans un lit, (et anniversaires oblige !) nous repartons à la découverte !

Larnach Castle

Pour changer d’air, nous allons visiter le seul château de Nouvelle-Zélande. Construit en 1871 par William Larnach, banquier et politicien né en Australie. Si celui-ci finira par se suicider en 1898, le château lui a survécu. Il fut racheté en 1967 puis restauré.

La visite commence par le sous-sol, avec quelques explications détaillées sur la vie de la famille Larnach et la construction du château, puis sur sa restauration. Elle continue par les étages, pour finir par la tour qui offre un petit point de vue sur les alentours.

Alors attention, si l’extérieur ressemble bien à un petit château écossais, l’intérieur est une véritable résidence : chambres, salon, salles de bain, boudoir… Un peu grand mais on pourrait y habiter 😉

Autour, de beaux jardins en fleurs donnent un petit charme supplémentaire.

larnach castle
Larnach Castle

 

 

Sandfly Bay

A 3 km du château, sur la péninsule, Sandfly Bay promet des possibilité d’observation de pingouins et lions de mer (et, étrangement, pas des sandflies). Pour information : lion de mer = grosse otarie, et donc, non, ce ne sont pas les désormais bien connus phoques !

La ballade sur la plage commence par la descente de la dune (bien plus facile et drôle dans ce sens qu’en remontant!). La plage en elle même n’est pas très longue et il faut environ 1h pour a parcourir dans les deux sens. De ci de la nous pouvons voir des lions de mer échoué sur le sable, on se demande même si ils sont vivants mais le léger soulèvement de leur thorax nous rassure sur ce point ! C’est au bout de la plage qu’il est possible de voir la colonie de lion de mer qui est assez impressionnante. Malheureusement, pas de pingouin visible en cet après-midi.

sandfly bay
Sandfly Bay

 

Railway Station

Contrairement aux 100 trains par jours de son apogée, la gare de Dunedin ne voit plus passer aujourd’hui que des trains purement touristiques vers la Taieri Gorge. Elle héberge néanmoins une galerie d’art et le Hall of Fame, regroupant quelques trophées sportifs, que ne ne verrons pas pour cause d’entrée payante. Les parties accessibles sont néanmoins majestueuses du sol au plafond en passant par les vitres.

Sur le parvis, un agréable petit jardin fleuri prend place. Dommage, l’endroit sert aussi de parking pour les gros bus de touristes…

Le Otago Farmers Market se tient tous les samedi sur son coté (et déborde un peu sur le quai).

gare dunedin
Dunedin Railway Station

 

Baldwin Street

Que peut bien avoir de si impressionnant une petite rue d’environ 350 mètres de long d’un quartier résidentiel du nord de Dunedin ? La réponse se trouve dans ses 161 derniers mètres : avec un dénivelé de 47 mètres, soit une pente oscillant entre 30 et 35%, elle n’est ni plus ni moins que the world’s steepest residential street selon le Guinness World Records, soit la « rue (résidentielle) la plus inclinée du monde ». Ici, on dit plutôt 1:2.86 [http://www.dunedin.nz.com/baldwin-street.aspx] (19°), soit : en son inclinaison maximale, l’altitude change d’1 mètre tous les 2,86 mètres. À vélo, ça peut faire mal -mais nous avons assisté à une tentative réussie ! 😉

Dans les faits, la partie montante est constituée de plaques de bétons, et pour cause : avec cette inclinaison, le goudron traditionnel s’effondrerait en bas de la pente en cas de forte chaleur…

amandine olivier Baldwin Street
Qui est le plus grand ? (Baldwin Street)

 

Petit point culturel : Comment en est-on arrivé à cette pente -il faut le dire- assez peu pratique au quotidien ? Et bien très simplement. Revenons au milieu du XIXème siècle, lorsqu’il s’est agit de concevoir les plans du Scottish settlement de celle qui s’appelait alors New Edinburgh. Afin d’appliquer les critères esthétiques et géométriques imaginés depuis la mère-patrie londonienne, le bon Charles Kettle, pourtant immigré néo-zélandais depuis 1839, a cru bon de s’inspirer du quartier de la New Town d’Edimbourg. La stricte application des plans au détriment de la réalité du terrain ont donné naissance à ce genre de situations.

 

Botanic Garden

Notre passage éclair au Botanic Garden sera probablement complété par un prochain passage lors de notre retour : l’endroit propose différents parcours à la découverte des plantes du monde ou au contraire de se concentrer sur les espèces locales, pour la plupart endémiques. Une serre et des canards complètent l’accueil.

Otago Peninsula

Même les moins doués d’entre nous en anglais l’auront sans doute deviné : ce paragraphe va évoquer une péninsule, qui se trouve être celle se situant au sud-est de Dunedin.

En ce dimanche 5 février, nous commençons par rouler sur la Portobello Road (du nom du village de Portobello en son milieu). Cette route côtière longe la baie de Dunedin par son sud et est ponctuée de quelques maisons sur pilotis.

Le village d’Otakou dispose d’une des plus importantes marae (maison de rencontres) maorie de la région. Bien que celle-ci soit coulée dans le béton, l’illusion sculpture en bois est parfaite jusqu’à 1 mètre de distance.

À l’extrémité de la péninsule se trouve une colonie d’albatros. Malheureusement, celle-ci est la chasse gardée du Royal Albatross Centre, et tout accès visant à faire fi de la somme exorbitante demandée est impossible. Nous sommes mitigés, mais pouvons comprendre une partie du raisonnement : il suffit d’observer les touristes s’affranchir des distances de sécurité élémentaires pour leurs photos avec les otaries en accès libre de Sandfly Bay pour se persuader qu’il est impossible de laisser sereine une espèce sans surveillance. Et dommage pour nous ! Nous nous consolons en observant les deux lions de mer affalés un peu plus loin, et les mouettes contre la falaise derrière le parking. Et puis, nous avons quand même la chance d’apercevoir un albatros volant au loin ! 🙂

Après cette virée, nous revenons sur nos roues (!) et bifurquons pour nous diriger vers Cape Saunders, qui nous semble joli sur la carte. Après des paysages vue de haut entre verdure des pâturages, moutons, et océan, nous tombons sur une pancarte nous annonçons que les derniers mètres sont une propriété privée… mais, sans le savoir, nous nous étions rapproché de la Okia Reserve et, vu son aspect de haut, nous choisissions de nous y rendre. La promenade d’1h30 aller-retour amène donc vers une plage assez impressionnante, variant le sable blanc et d’une couleur plus conventionnel. Surtout, à son extrémité, nichent une colonie d’otaries (dont 2 gros lions de mer) tout à fait visibles si on y prend garde 🙂

lion de mer okia reserve
Sea Lions sur la plage d’Okia Reserve

 

Petit précision sur la conservation du milieu naturel : la réserve d’Okia n’a pas toujours été un sanctuaire… Dans les années 1800, le bush originel a été rasé et converti en pâturages afin d’y faire paître et brouter quelques ovins et bovins bien connus des colons. Ce n’est qu’en 1991 que la décision a été prise de supprimer les-dits animaux (NdT : oui, oui, le panneau dit bien : removed). Quelques fougères ont alors commencé à refaire leur apparition, permettant ainsi aux autres graines portées par le vent ou les excréments d’oiseaux (quand bien même le dessin d’oiseau pondant des graines par le postérieur ne laisse planer aucun doute) d’être protégée du vent et du soleil. Accompagné par des plantations humaines d’arbres locaux, si tout se passe bien le bush devrait avoir repris son aspect originel dans une centaine d’années !

 

 

4 commentaires sur «Dunedin (première !)»

  1. Jolie paysage . Wouaaa Amande tu as grandis mdr 😉 . Je vois que tout va bien pour vous . Nous pensons bien à vous . Je finis avec ma phrase habituelle 😉 vous nous manquer . Gros bisous de nous 6

  2. Coucou les aventuriers! c’est toujours avec un très grand plaisir que nous nous empressons de venir partager vos commentaires et admirer toutes vos jolies photos! Je vois que la pluie de la Nouvelle-Zélande ta fait grandir ma fille lol ! Continuez bien votre aventure profitez de toutes ces belles choses et ces bons moments qui pour vous serons inoubliables.
    Nous vous faisons pleins de gros bisous.

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