Débarquement en Nova Scotia : Sydney et Louisbourg (île du Cap-Breton 1/2)

Alors que la porte d’entrée « normale » de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia) est Truro, c’est bien par le ferry en provenance de Terre-Neuve que nous débarquons à North Sydney.

C’est la plus grande ville de environs, Sydney, 30 000 habitants, qui va nous accueillir pour 3 nuits. Nous accueillons un visiteur en la personne du papa d’Olivier, venu pour une dizaine de jours découvrir avec nous une partie de la Nouvelle-Écosse. Première mission : le récupérer à l’aéroport de Sydney, un minuscule aéroport qui accueille seulement 2 vols par jours (l’un en provenance de Montréal, l’autre de Toronto), et ce malgré les quelques 100 000 habitants que compose la municipalité régionale du Cap-Breton (qui fusionna en 1995 les anciennes cités de Sydney, North Sydney, Louisbourg et leurs voisines).

Sydney Waterfront et Heritage District

Sydney

Même si Sydney possède un quartier historique assez esthétique autour des rues Georges Street et Charlotte Street, c’est son violon géant posté sur le port qui attire forcément l’attention. Du haut de ses 60 pieds (18 mètres) et de ses 8 tonnes, The Big Fiddle joue de la musique aux passants.

The Big Fiddle, Sydney

Une agréable promenade sur une passerelle en bois permet de longer le waterfront de la Sydney River jusqu’au Wentworth Park. On y apprend au passage plusieurs informations sur le rôle que joua Sydney lors de la seconde guerre mondiale.

Avec le soleil qui règne, les reflets presque parfait sur l’eau, et l’herbe qui se dévoile, on ressent d’un coup le printemps que Terre-Neuve nous avait masqué. Bien agréable quand on attend un appel du garagiste, probablement encore plus agréable le reste du temps 😉

Sydney : le Heritage District, le quartier du parc Wentworth et le waterfront

La Forteresse-de-Louisbourg

À seulement 30 minutes de Sydney se trouve le village de Louisbourg et, 3 kilomètres plus loin, le Lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg.

Alors que nous quittons Sydney sous un grand soleil, le secteur de Louisbourg est complètement pris dans le brouillard. Celui-ci ne se lèvera qu’en milieu d’après-midi ! Il faut dire que les abords immédiats du havre de Louisbourg sont connus pour être très brumeux, même au cœur de l’été 😉

Si les animations sur le site n’ont pas lieu en cette période de l’année, l’accès est rendu possible. Nous avons bien fait d’acheter les pass annuels de Parcs Canada puisque la forteresse y est incluse. Le site est quand même assez étendu et nous ne passons pas moins de 2 heures sur place.

L’histoire de Louisbourg débute en 1713, alors que la France vient de céder l’Acadie et ses possessions de Terre-Neuve (dont, on l’a vu précédemment, la ville de Placentia) aux anglais selon les termes du traités d’Utrecht. Une visite bien intéressante sur ce village et ses défenses construits par les français et les exilés acadiens dans la première moitié du XVIIIè siècle et pris à deux reprises par les anglais après les sièges de 1745 et 1758.

Aujourd’hui, les bâtiments historiques ont été restaurés ou reconstruits à hauteur de 25% de ce que fut jadis l’étendue de la ville. Des habitations, des ateliers, four à chaux et autres constructions se dressent à nouveau après des fouilles archéologiques et un projet de réhabilitation menées dès les années 1960. C’est aussi la que résidait le gouverneur et que logeaient les 500 hommes que composait la garnison.

Un petite exposition sur le peuple des Premiers Nations Mi’kmaq, qui étaient alors alliés aux français, vient compléter l’ensemble.

Louisbourg : le village et le phare

Le village moderne de Louisbourg ne manque pas non plus de charme. Dans le port s’activent quelques pêcheurs au travail. Autour de l’église anglicane, les bâtisses ont un coté visuel plaisant.

Louisbourg
Louisbourg

La route Havenside, qui mène vers le phare, est parsemée d’habitations et de bateaux où nous seuls venons perturber la quiétude des résidents.

Route Havenside, Louisbourg
Louisbourg et son port

Le sentier du Phare de Louisbourg mérite le détour. Le long de la mer se succèdent les vues sur les anses. Les couleurs des arbres qui percent le brouillard ajoutent une touche envoutante, malgré le passage de l’ouragan Fiona en octobre dernier, qui a véritablement décapité la forêt.

Au retour, soleil éclatant !

Végétation colorée en ce début mai

Le phare en lui-même date de 1923. Il prend place sur le site du plus vieux phare du Canada, achevé en 1731 mais rapidement détruit.

Phare dans la brume
La tempête Fiona a fait des ravages !

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