Quittant Alma et le Parc national Fundy au Nouveau-Brunswick, nous nous dirigeons vers le pont reliant le continent à la 7ème Province du Canada en passant par Moncton -la plus grande ville de la Province du Nouveau-Brunswick- ainsi que Shédiac. Quoi de mieux que de longer la côte ?

Cap Enragé / Cape Enrage (NB)

Longeant la côte sud du Nouveau-Brunswick et la Baie de Fundy par la route 915, nous traversons plusieurs hameaux agricoles. Nous voulions faire un détour par le phare de Cap Enragé. Si les activités du site ne sont pas visitables en hors saison, on peut bien voir le phare et la falaise.

La route d’accès vaut également le petit détour avec ses marécages en bordure de la baie.

Moncton (NB)
La plus grande ville du Nouveau-Brunswick (79 000 habitants) n’a aucune prétention touristique et ne mérite pas véritablement qu’on s’y arrête. Mais nous avions le temps, alors pourquoi pas ! Nommée d’après Robert Monckton, l’un de principaux acteurs de la déportation des acadiens, le nom de son université fait souvent polémique dans une ville où environ 30% de la population à des origines acadienne.

Le secteur des rues Main et Queen n’est pas inintéressant à parcourir. À l’angle des rues Queen et Church, 3 églises en pierre se font face : l’église anglicane St. George, l’église baptiste et l’église Central United.


L’autre intérêt de Moncton pourrait être le mascaret, du nom de cette vague qui se forme deux fois par jour lorsque la marée montante de la Baie de Fundy inverse le courant de la rivière Petitcodiac. Mais l’heure n’est pas propice lors de notre passage (11 heures d’attente, c’est un peu trop) !

Shédiac (NB)
Avouons-le, Shédiac est une déception. On pensait voir une petite ville de pêcheurs, mais c’est en fait une ville moyenne (6600 habitants) assez terne. Ses seuls attraits sont le homard géant à l’entrée ainsi que la plage Parlee. À avoir su, et au vu des prévisions météo des prochaines jours, on aurait continué jusqu’à l’île du Prince-Édouard au lieu d’y passer la nuit !

Le plus gros homard du monde est une sculpture de 32 tonnes, longue de 10,7 mètres et haute de 5 mètres, réalisée en 1990 par W. Bronnum.





Petit détour par Cap-Pelé et sa « falaise » rouge cachée derrière une zone industrielle avant de nous diriger vers le pont de l’île du Prince-Édouard en suivant la côte, traversant ainsi quelques petits villages de la côte acadienne du Nouveau-Brunswick.

Le Pont de la Confédération
Construit en 1997, ce pont de 12,9 km de long est fièrement revendiqué comme « le plus long pont du monde au-dessus d’une étendue maritime prise par les glace l’hiver ».
Avant sa construction, la plus petite des Provinces du Canada restait dépendante d’un service de traversier sur le détroit de Northumberland. Ce transport était justement la raison originelle du rattachement de la province au Canada en 1873, le gouvernement du Dominion of Canada s’engageant à en assurer la prise en charge financière. Une modification du décret originel a même été rendue nécessaire avant d’investir 1 milliard de dollars dans le pont, pour libérer le gouvernement fédéral de son obligation d’assurer à ses frais un service de « transport toute saison par bateaux à vapeur, dans de bonnes conditions d’efficacité, des passagers et du courrier, entre l’Île et le continent » .

Petite subtilité pour la traversée : c’est seulement en quittant l’île qu’il nous faudra nous acquitter du droit de péage de 50,25$.
Borden-Carleton (Î.-P.-É.)
L’entrée sur l’île du Prince-Édouard se fait par la petite ville de Border-Carleton. Avant le pont, c’est aussi ici qu’arrivaient les traversiers ferroviaires et véhicules. Le bâtiment de la gare sert aujourd’hui de pavillon d’accueil au Marine Rail Park (bien qu’évidemment fermé en cette saison, toilettes comprises -on a l’habitude).

La ville est équipée de 3 phares, dont 2 ont été rendus obsolètes avec la fin du service de ferries. L’un de ces phares (Port Borden Back Range Lighthouse) trône justement au milieu du Marine Rail Park. On y dispose également d’une belle vue sur le pont de la Confédération. L’autre phare accessible est le Port Borden Front Range Lighthouse.

Nous voici pour quelques jours sur l’Île-du-Prince-Édouard*, dernière Province canadienne où nous n’avions pas encore mis les pieds ! Avec seulement 174 000 habitants, elle est celle qui atteint la plus forte densité de population. Cela dit, elle reste non-seulement -et de loin- la plus petite des provinces, mais est aussi la moins peuplée (rappelons que le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, infiniment plus grand mais beaucoup moins peuplés, n’ont pas le statut de Province mais celui de Territoire).
*en français, la typographie est importante ! Ainsi, on écrira île du Prince-Édouard pour qualifier l’île, et Île-du-Prince-Édouard pour qualifier la province. Simple et efficace ! Les anglophones, moins rigoureux, utilisent Prince Edward Island dans les deux cas. En pratique, pour la province, on utilise Î.-P.-É. (fr) ou PEI (en) ! 😉
Ces phares font rêver…Impressionnant, le pont.
Pour le mascaret, il vous restera la Baie du Mont Saint Michel pour en découvrir un beau. Et le marnage quasi équivalent ! :o)