Aménagement assez long pour notre voiture, 4 étapes quand même, sur lesquelles s’ajoute rien de moins qu’un changement d’auto… !
Fin septembre 2022, Montréal
Il est temps d’aménager la voiture pour pouvoir y dormir dedans, avant que les campings ne ferment tous (ou presque) à la mi-octobre ! Enfin ça, c’était pour la théorie.
La visserie avec têtes carrées qu’on a acheté nous épuise rapidement ; on parvient cependant à construire une partie arrière, qui fera office pour la suite de plage arrière et cache-bagages. De toute façon, nous n’avons acheté ni matelas, ni sacs de couchage, ni draps.

Début avril 2023, Parc National du Bic (Rimouski, QC)
L’hiver est passé sans qu’on n’avance dans l’aménagement intérieur de l’auto. Avril, le road-trip commence : on est motivés, et malgré le froid et la neige on décide de se relancer dans la fabrication d’un lit ! Une catastrophe et un désespoir : rien ne tiens avec les vis ! Il nous faut tout reprendre à la colle… sauf que la colle ne prend pas à -1°C… Bon, échec total, à un détail prêt : on sait qu’il nous faut impérativement acheter des vis plus longues, avec une tête correcte, et qui pénètre correctement le bois.

Fin avril 2023, Trout River (ouest de Terre-Neuve)
Alors qu’une journée en road-trip, nous avions un peu de temps… Tout de suite, avec des vis correctes, ça va mieux ! La partie arrière est refixée correctement et ne tombe plus quand on plie les sièges, les découpes des tasseaux pour les pieds sont faites avec les nouvelles mesures. Pour la première fois, on a avancé.
22 mai 2022, Darthmouth (face à Halifax, NS)
Le printemps est là, nous allons pouvoir stopper les dépenses dans des logements en dur et repartir en camping.

Avec les découpes déjà faites, on avance relativement vite. Il faut quand même renforcer un peu le centre et réajuster la hauteur des piliers du fond. C’est pas grave, en 1h30 l’affaire est enfin réglée ! On déplie le matelas en mousse qui est resté sagement dans son emballage depuis début octobre, et… miracle, ça semble presque confortable 🙂

Presque, car nous savons qu’il sera nécessaire de changer de voiture sitôt rendus à Québec : on n’installe donc pas les parties amovibles pour le moment -ce sera un peu serré !
Les achats
Après avoir acheté un tournevis à embouts multiples, un mètre (pardon, un ruban à mesurer) pour les mesures, et du matériel de camping chez Canadian Tire, puis des couverts (ou plutôt, des ustensiles), des assiettes, des bols et tasses chez Dollarama, il nous fallait passer au plus difficile : la structure ! Nous achetons des plaques de contreplaqué et des tasseaux chez Réno-Depot. Ou plutôt, nous achetons des « plaques de contreplaqué en épinette » et des « colombages en épinette ».
Réno-Dépot, c’est un magasin de bricolage vraiment équivalent à nos Leroy Merlin. Ils font également la découpe du contreplaqué, ce qu’on leur demande. Nous achetons quand même une scie premier prix pour couper les tasseaux (premier prix, c’est à dire une scie à plâtre : elle semble assez solide pour supporter ça et on rigolera bien avec !)
Petit piège notable : au Canada, les tailles des contreplaqués et pour les découpes sont en pouces et en pieds. Paye ta conversion -_-. Heureusement, le préposé à la découpe acceptera nos mesures en centimètres, juste ça le rendra fou 😀 (merci à lui !)
Reste à acquérir un matelas, des draps et une couette. Canadian Tire propose un matelas en mousse (découpable selon les dires des réseaux sociaux) à 99 $, sauf qu’il a été en rupture partout… On a failli abandonné et l’acheter après l’hiver, avant de le trouver dans le dernier où on a mis les pieds. Pour les couettes et draps, près avoir pensé Ikea, ce sera finalement Walmart… pour nous équiper pour l’appartement à Québec. Pas grave, le format est le même.
Enfin, pour les sacs de couchage, on fait au plus simple dans une enseigne européenne bien connue de nous autres français : Decathlon, installé au Québec seulement depuis 2018.
Juin 2023, Québec : nouvelle recherche d’auto
Après 8 mois et 13 000 km en 2009 Kia Rondo, notre mission : changer de véhicule au plus vite ! Selon un garage de Terre-Neuve et un autre en Nouvelle-Écosse, les vibrations qu’on supporte quand on dépasse le 90 km/h sont liées à un « subframe pourri, percé par la rouille ». Une toute petite chose que le garage n’avait pas vu avant qu’on quitte Québec… et que, évidemment, le vendeur de Montréal avait masqué au mieux avec une couche de peinture et de petits renforts. Bref, notre décision est prise : nous n’injecterons plus d’argent dans cette épave sur roues voiture. Perte financière sèche à prévoir.
Notre recherche : Subaru Outback, Subaru Forester, Mitshubishi Outlander ou Ford Escape. Pas qu’on ne veuille pas de Toyota Sienna ou de Honda Odyssey, mais les prix sont juste dingues !
En furetant les petites annonces à proximité de Québec, 3 retiennent notre attention, et c’est à peine arrivé que nous partons les voir. Bilan : 2 échecs (autant de travaux à prévoir que le prix du véhicule -au moins ils sont honnêtes) et un succès -du moins on l’espère, l’avenir nous le dira.
Retour chez Walmart et Canadian Tire : Achat d’une tente pour pouvoir faire des visites de l’ancienne voiture et espérer une vente supérieure aux 1000 $ estimés pour un échange. Achat d’une glacière -les campings ne sont jamais équipés en frigo ou congélateurs ici !!- et de chaises de camping. Bref, un sacré coup au compte en banque. Petit coup de pouce quand même : le prix affiché en rayon pour les chaises étant erroné, la loi québécoise oblige à une ristourne automatique de 10$ 😉
Notre chance : un revendeur d’auto peu regardant (réputé pour ça dans le milieu des mécaniciens du tout Québec) nous prendra 2200 $ pour l’auto. Sa seule question ? « Est-ce que le tank à gaz est percé ? ». Une chance que non ^^. Bon, c’est pas grand chose, mais 2200$ c’est quand même mieux que 1000$ ! AVIS : ne JAMAIS acheter une auto chez un revendeur ! Mais pour vendre, c’est pas si pire 😉 Pas pour rien qu’on s’est limité cette-fois aux recherches chez les concessionnaires, les garages qui font aussi des ventes, ou les particuliers (avec inspection).
Le 6 juin, on dit bienvenue à notre « nouvelle » 2010 Mitsubishi Outlander. On respire : plus de grincements louches dans les virages, plus de bruit strident à chaque coup de frein ! Certes délestés de toutes nos économies de l’hiver, nous allons néanmoins pouvoir repartir sur une base saine, direction : le grand ouest canadien ! En attendant, c’est au camping qu’il nous faut démonter et remonter notre lit… Les tailles des planches ne correspondent plus au découpage de la nouvelle voiture, mais qu’importe, ça fera bien l’affaire 😀 (Pour la hauteur des tasseaux par contre, il faut évidemment repasser à l’étape « scie » …)


Seul problème : depuis la refonte complète de leur système en février dernier, la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec) envoie désormais les plaques et le certificat d’immatriculation définitif par la poste ! Plus possible de les retirer sur place, et le délai peut monter jusqu’à 20 jours. Pas pratique, il faudra s’adapter.
Juin 2023, Montréal : dernier ajustement !
Reste quelques bricoles : ajout de la planche pliable avant (passer de 1,50m à 1,70m, tout de suite, c’est mieux pour les jambes) et remplacer les cartons utilisés jusqu’alors par des boites empilables.


En tout cas, ce changement de voiture est bien rassurant. C’était indispensable ! Bonne route !
Avec une belle voiture en état et sans bruit aménagée par vos petites mains, continuez bien cette belle aventure, sans oublier de prendre soin de vous.