Changement de plans ! (encore… ^^)
Vu la météo, nous ne partons plus vers Te Anau, les Milford Sounds ou encore Invercargill dans le sud-ouest (mais ce n’est que partie remise !). Il faut dire que les Milford Sound sont l’une des zones subissant le plus de précipitations au monde, avec de 6500 à 8000 mm d’eau par an ! Notre objectif est désormais Dunedin, à l’est.

Après notre passage bien plus court que prévu dans le Queenstown District, nous prenons donc la route de Cromwell.
Sur le bord de la route, notre regard est attiré un instant par un vieux pont. Nous décidons de nous y arrêter : Kawarau Bridge nous offre alors le spectacle de sauts à l’élastique à la chaîne. Les gérants proclament le lieu « premier saut commercial au monde » en 1988. On a vérifié, ça semble vrai… le hasard nous a mis sur les pas de l’histoire ! ^^ (précision : aucun de nous n’a eu l’intention de sauter !) En tout cas, le pont historique est joli -on dit qu’il a remplacé un ferry -le pauvre.
Nous campons à coté de Cromwell, dans une ville au doux slogan de « Welcome to Bannockburn – Heart of the Desert » (et, qui l’eut cru : un camping sans douche minutée ! Et ça arrive dans un endroit où l’eau potable est dans une cuve (water supply) !).
Cromwell
Début de journée par la Cromwell Old Town. Une fois n’est pas coutume, un véritable effort de préservation des bâtiments a ici été entrepris. En effet, lors de la réalisation du barrage de Clyde en 1993, la montée des eaux de la Clutha River, innondant la gorge et formant le lac Dunstan, en vouaient un bon nombre à l’enfouissement sous-marin. C’était sans compter sur la volonté d’une association de Cromwell, qui a lancé le déplacement de quelques bâtiments emblématiques de la ruée vers l’or de 1860-1880. Ceux-ci sont aujourd’hui alignés dans la rue du Cromwell Heritage Precinct. Si la plupart sont aujourd’hui reconvertis en galeries d’art ou en café, quelques uns regroupent des explications historiques sur les lieux.

Bendigo
À quelques kilomètres au nord de Cromwell par la SH8 se trouve la réserve historique de Bendigo. La cité minière qui s’y trouvait est aujourd’hui en ruine.
C’est sous un soleil de plomb que nous arpentons les quelques allées parsemées de restes de maisons, mais surtout jonchées de trous et de tas de pierres dites déchets, traces s’il en était besoin de l’existence de la ruée vers l’or en cet endroit. Le site a définitivement fermé vers 1900, presque 20 ans après son déclin !
Le lieu étant sur une colline, la vue sur les plaines arides du Central Otago en contrebas est assez surprenante : quelques îlots de verdure entre les zones désertiques jaunies. Les vignes et les prés pour faire paître vaches et moutons ne semblent vu d’en haut pas affectés par la chaleur… il faut dire que le tout est gracieusement arrosé par les eaux de la Clutha River qui, après avoir livré tout son or, sert aujourd’hui de principale source d’irrigation dans cette zone particulièrement aride -et dire qu’à moins de 200 km de là se trouvent les rainforest de la West Coast !

Demi-tour vers le sud après cette excursion ! Après un bref arrêt imprévu à Cromwell -non pas pour admirer la statue de fruits géants qui trône à l’entrée, mais bien pour faire retirer une vis qui s’était sournoisement insinuer dans notre pneu arrière gauche et lui payer une puncture, nous continuons la route vers Clyde.
Alexandra
À seulement quelques minutes au nord d’Alexandra se trouve Clyde, lieu du barrage qui retient le lac Dunstan. Depuis Cromwell, la route SH8 longeait une rivière dont le calme et la largueur ne faisaient pas de doute quand à sa nature semi-artificielle. Outre le barrage, la ville de Clyde mérite sans doute qu’on s’y arrête plus longtemps que nous ne l’avons fait.
Nous avons préféré continuer directement jusqu’à Alexandra. S’y trouve un jardin de roses, qui, pour tout avouer, ne vaut pas l’arrêt, quoi qu’en disent les commentaires sur la pourtant quasi-divine application CamperMate. L’horloge géante de 11 mètres de diamètre perchée sur la colline vaut davantage le détour. La montée de 5 minutes pour arriver à son pied permet de mieux cerner la taille de la bête, mais aussi d’entendre son ronronnement ! Surtout, c’est la ruine du pont historique à la sortie de la ville qui fait prendre conscience de l’évolution des pratiques : ici aussi, un ancien ferry a été remplacé par un premier pont suspendu à la fin du XIXème siècle, pont à son tour remplacé par un nouveau pont moderne au début de la seconde moitié du XXème siècle.

40 km au sud d’Alexandra se trouve Roxburgh. Notre arrêt ne se fera dans un premier temps que quelques kilomètres plus au sud puisque s’y trouve un free camp nous permettant de nous établir pour la nuit (enfin un endroit sur l’Île du Sud où l’on peut s’arrêter légalement sans débourser une fortune ! Merci Central Otago !). Nous y passerons néanmoins quelques minutes le lendemain matin.
Lawrence
Petite pause dans la ville de Lawrence, 417 habitants (11 000 habitants à son apogée lors de la ruée vers l’or). La bourgade en plein soleil du Central Otago conserve ses aficionados et une certaine ambiance dans sa rue principale. Elle offre surtout un musée, dans lequel nous sommes entrés par hasard (en cherchant une glace au 4square) : absolument incontournable, on s’y croirait chez un brocanteur, avec un sacré cachet en prime (et gratuit qui plus est -une donation box est cependant proposée).
Après cette dernière halte, nous voici à Dunedin, passer 3 nuits dans un vrai appartement et souffler un peu après les alternances pluies / vent / soleil aride -les camping a ses aléas… !
😉

Les vieux batiments de Cromwell sont magnifiques!!!!!…Mais nous sommes le jour de la Chandeleur et Amandine a droit à TRENTE crèpes!Je pense bien à toi aujourd’hui….sans pourtant oublier Olivier.Continuez votre beau voyage dont nous suivons les péripéties avec plaisir.
Grosses bises.Michel