Bay of Plenty : océan, villes, kiwis

whakatane maori james cook

Te Puke & Papamoa

La « capitale mondiale du kiwi » n’offre rien de spécial, hormis son kiwi géant à l’entrée sud. Elle dispose cependant d’une bibliothèque (dans laquelle sont affichées toutes les adresses de packhouses de la région) et de tous les commerces nécessaires, bref du parfait kit de survie pour travailleur ou futur travailleur dans le domaine du kiwi.

Pour l’hébergement, nous choisissons cependant d’aller un peu plus loin, à Papamoa, où plusieurs campings s’alignent le long de la plage. L’endroit en lui-même paraît plutôt joli, avec un parc et l’océan -une baignade s’imposant donc, depuis le temps !

Malheureusement, seul Olivier parvient à décrocher un job dans le kiwi picking (cueillette de kiwis). Le lieu exact de la cueillette changeant chaque jour, avec des distances importantes, bénéficier d’une voiture s’avère indispensable. C’est donc avec un demi-regret, après une seule journée de boulot, que nous quittons l’endroit vers un lieu qui nous offre un poste à tous les deux.

Tauranga

À moins de 20 kilomètres de Te Puke, la cinquième plus grande ville de Nouvelle-Zélande (puisqu’elle a récemment ravi ce titre à Dunedin) dispose certes d’une situation géographique intéressante, de tous les attraits d’une ville, et d’un petit centre ville pas désagréable. Sauf que ce petit centre ville est véritablement limité à 2 rues et un minuscule parc. On en fait donc rapidement le tour, par exemple le temps d’une visite chez le garagiste.

Mount Maunganui

Plus intéressante que sa voisine immédiate, la ville de Mount Maunganui ressemble en tout point à une station balnéaire. Sauf qu’elle dispose d’une promenade au sommet du mont qui lui a donné son nom qui, quasiment entouré par l’océan pacifique, offre une beau point de vue sur les alentours.

mount maunganui ville
Vue sur Mount Maunganui depuis le sommet de la colline

 

Whakatāne

Une heure plus au sud de Te Puke se trouve Whakatāne (say : « Fakatané »). La petite cité au milieu des marécages, au bord de l’Océan Pacifique, est plutôt mignonne. Celle-ci est habitée par une importante communauté maorie, puisque les environs ont été peuplés très tôt par leurs ancêtres venus de Polynésie. Preuve de cette ancrage fort, la statue commémorant la bravoure de Wairaka (voir encadré ci-dessous [source]) surveille l’entrée du port.  On y trouve, outre une excellentissime French Creperie du nom de l’Epicerie (même si ceux-ci ont osé proposer à la carte une crêpe à l’infecte Marmite pour diversifier leur public), un petit port, et une petite chute d’eau.

statue Wairaka
Lady on the Rock, ou The bravery of Wairaka,, à l’embouchoure de la rivière Whakatāne.

 

Wairaka et l’histoire du Mataatua

Wairaka, qui faisait partie du waka (canoé) Mataatua il y a 600 ans, s’est particulièrement distinguée. En effet, alors que les hommes avaient quitté l’embarcation après un très long voyage, laissant seules les femmes à bord, le waka se mit à dériver. Malgré le fait qu’il était tabou pour une femme de toucher les pagaies, celle-ci brandit l’une des rames et s’écria : ‘Kia Whakatane au i ahau’ (j’agirai comme un homme), la sauvant ainsi que ses compagnes d’une mort certaine. Le nom actuel de la ville provient toujours de cet épisode mythique.

 

S’y trouve également la ballade la plus introuvable du pays : sans un détour par l’i-Site pour quérir davantage d’informations, on ne comprend simplement rien aux différents endroits de départs possibles et fort mal indiqués pour la plupart d’entre eux.

Ainsi, la Kōhī Point Walkway n’est qu’une petite portion d’une boucle d’environ 7 heures (Ngā Tapuwae o Toi Walkways), mais qui nécessite d’emprunter auparavant une autre portion. Nous optons pour la Ōtarawairere Bay Walkway, d’environ 1h30 aller-retour, qui longe la baie après Ōhope Beach (qui n’est autre que la « New Zealand most loved beach »), pensant peut-être pouvoir atteindre Kōhī Point : raté, la marée haute empêchant l’accès, ce sera pour une prochaine fois !

Auparavant, nous avons débuté par Kōhī Point lookout, qui offre un point de vue intéressant sur Whakatāne, l’océan, et qui permet même d’apercevoir White Island (qui, ô grand suspens, fera l’objet d’un prochain article -du moins nous l’espérons).

totem maori kohi point
Kohi Point lookout

 

Juste après Ōhope se trouve le site d’un ancien pa maori : Tauwhare Pa. S’il ne reste plus rien de cet ancien camp de guerre, sa position dominante offre, là encore, un point de vue sur l’océan. Quelques rares panneaux explicatifs témoignent d’une tentative de mise en valeur du site.

Notre seul regret concernant Whakatāne ? Ce n’est pas ici que nous nous installons, mais quelques 40 km plus au sud…

Opotiki

Et c’est ainsi que nous nous retrouvons à Opotiki, après avoir répondu à une offre de kiwi picking (cueillette de kiwis). Rendez-vous devant l’i-Site pour signer une sorte de contrat et faire la connaissance des autres membres de la team, puis… la suite au prochain message de notre superviseur ! (et vu les prévisions météo, c’est pas gagné!). Finalement, avant de débuter le picking, nous ferons un peu de weeding (désherbage) et de l’accrochage de branches sur des tuteurs d’un verger pas encore mature.

En attendant, nous nous installons dans un camping qui offre, outre un weekly rate (tarif à la semaine) correct, une location gratuite de canoës de mer et une piscine. Nous y côtoyons deux collègues français, ainsi qu’une centaine de travailleurs issus des îles Tonga et Samoa et venu répondre 3 mois durant aux besoins en main d’œuvre saisonnière dans les packhouse de la région (et qui enfilent au four un alignement de têtes de porcs absolument tous les soirs !).

Si la ville d’Opotiki n’est pas des plus idylliques, elle dispose des commerces et agréments de base (librairie, bibliothèque, bars, supermarché), et les bords de plages sont agréable, en témoignent deux superbes totems se trouvant à 5 minutes à pied du camping.

opotiki totems
Pouwhenua (totems) à Waiotahi Beach, peu avant Opotiki

 

Ainsi va…

Bref, une base correcte pour travailler et occasionnellement rayonner sur Whakatane (par exemple, quand on casse sa tasse ou qu’on échange une casserole d’un mois contre une vieille pleine de rouille et qu’on n’en trouve qu’à The Wharehouse). Seul soucis, grandissant : la nuit qui tombe de plus en plus tôt ! Nuit totale à 19h30, en camping, ça commence à faire juste… et ce n’est pas la fin du DST (Daylight Saving Time, équivalent de notre « heure d’été ») le dimanche 2 avril qui nous aura permis de mieux profiter de nos soirées, passant ainsi la nuit à 18h30. La lampe frontale, c’est pas toujours pratique 😉 [du coup, maintenant, on n’a plus que 10 heures d’avances sur la France… mais bon, on le vit bien !]

Ainsi va notre vie depuis 2 semaines et pour, si nos dos et épaules relèvent le défi, encore 2 autres à 3 semaines. Money, money!

olivier whakatane
La suite ? Will see… (Whakatane)

 

Un commentaire sur «Bay of Plenty : océan, villes, kiwis»

  1. Coucou les aventuriers c’est toujours un plaisir de suivre votre visite , de belles photos et voilà la cueillette des kiwis ( ne mangez pas tout lol ) bon courage à vous deux profitez bien bisous

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