Arrivée dans le Far North
C’est par une halte à Kawakawa que nous entrons dans le Far North District. Le village, traversé par les rails du chemin de fer (aujourd’hui uniquement touristique), est surtout célèbre pour ses toilettes publiques, véritable œuvre d’art réalisée par Friedensreich Hundertwasser dont les murs sont réalisés à base de bouteilles et les sols de carreaux. Récentes, elles donnent pourtant un air très siècle dernier (pour ceux que ça intéresse, c’est très propre malgré tout).
La Twin Coast Discovery Highway nous conduit naturellement à Paihia, petite ville de moins de 2000 habitants au sein de la Bay of Islands. En face d’elle, la ville de Russel n’est accessible qu’en ferry (ou un long détour routier qui ne mène qu’à elle). C’est pourtant à Waitangi que nous allons nous installer pour 3 nuits de camping, ce qui, si vous vous êtes un brin intéressé à l’histoire de la Nouvelle-Zélande, devrait instantanément vous faire sursauter. Si vous ne voyez pas, ce sera l’objet du prochain article ! 😉
La zone étant peuplée par quelques kiwis, nous pensons en avoir entendu plusieurs fois à la tombée de la nuit, avec leur cri strident assez caractéristique. À défaut d’en voir, on se contentera de cette possibilité !

La croisière sur Bay of Islands
Quel meilleur moyen d’apercevoir quelques-unes des 144 îles qui composent la baie (dont 8 sont de taille raisonnable) que le bateau ?
Pensez bookme pour vous ruiner un peu moins, dont l’offre avec le prestataire explore tombe à NZ$ 88 (env. 55€ à ce jour) au lieu de… NZ$140 ! Ouch.
Néanmoins, avec 4 heures d’excursion incluant le lunch offert et un ticket retour pour le ferry Russell-Paihia pour ceux qui le souhaitent, on ne regrette absolument pas d’avoir investi pour cette magnifique journée du vendredi 9 juin 2017.
Le point ultime de la croisière au départ de Paihia est le localement célèbre Hole in The Rock, sur l’îlot Motukokako.

Auparavant, si le bateau à l’occasion de rencontrer des dauphins (ce qui arrive la plupart du temps), il est possible d’aller nager avec eux. Seuls 3 fous se sont jetés à l’eau, mais ça nous ferais presque regretter de ne pas être venu durant une saison plus adaptée à toutes ces activités nautiques. Si c’était à refaire, ce serait à intégrer, mais le PVT ne durant qu’un an, ce ne sera pas pour cette vie ! En attendant, nous avons quand même pu profiter des dauphins, qui ont même fait quelques bonds hors de l’eau juste avant notre départ. Soyons honnêtes : ce qui les intéresse le plus, c’est jouer avec les vagues générées par le bateau, et absolument pas les humains eux-mêmes ^^.

Le tout se déroule sous le superbe phare du Cape Brett, érigé en 1910 [plus d’infos]. La maison du gardien est toujours là également, et sert aujourd’hui de hut (refuge géré par le DOC) pour les randonneurs.

Enfin, sur le retour, la bateau fait une escale d’une heure sur l’île d’Urupukapuka. Un peu court, car c’est ici qu’est fourni l’excellent repas chaud, mais ça permet en ne traînant pas de monter sur la colline et d’avoir un somptueux point de vue sur la baie ! Le must de la journée sans doute… L’île est par ailleurs pest free, c’est-à-dire que les animaux considérés comme nuisibles (opossums, rats, furets, etc.) pour la faune endémique ont été éliminée.


Le bateau nous dépose ensuite à Russell, le retour à Paihia pouvant se faire plus tard par le service régulier de ferry.
Russell
Le charmant petit village de pêcheurs de 816 âmes qu’est aujourd’hui Russell n’a semble-t-il pas grand chose de comparable avec celle qui fut l’éphémère capitale du pays de 1840 à 1841 (avant d’être transférée à Auckland, puis enfin à Wellington en 1865). Il faut dire qu’à cette période, Russell était également située 7 km plus au sud, et que le lieu aujourd’hui connu sous ce nom était encore nommé Kororāreka (désormais dénomination maorie de Russell).

La ville comporte la plus vieille église (anglicane) du pays, construite en 1836. Elle fut érigée pour pallier à ce qui était alors un lieu avec une très mauvaise réputation : une communauté où les lois, européennes comme maories, étaient bafouées, et où l’activité principale n’était autre que la prostitution.
C’est pourtant dans la Christ Church, l’église, que le tout juste débarqué gouverneur Hobson lu le 30 janvier 1840 la première déclaration de ce qui allait poser les bases du Traité de Waitangi, devant 400 personnes dont des colons et de nombreux chefs maoris.

C’est ici aussi que le drapeau officiel, symbole de la domination britannique, fut érigé pas moins de 5 fois avant d’être, au choix, abattu, volé, ou déchiré.
Il est (déjà) temps de quitter Paihia, ville qui l’été est une grosse pourvoyeuse d’emplois dans la restauration. Nous aurions sans doute pu y trouver une vie agréable pour quelques semaines, si tel avait été notre choix. Retour à la réalité : prochain arrêt, Kerikeri.

coucou les aventuriers! que de splendides photos!!! on n ‘en veux encore et encore!!! qu elle belle aventure pour vous !!! profiter s’ en un max , pleins de gros bisous a vous deux