Visiter Toronto en un jour ? Impossible ! Et pourtant…
Une visite de la plus grande ville du pays (2,8 millions d’habitants pour la ville intra-muros ; 6,2 millions avec son agglomération), capitale de l’Ontario, est presque un indispensable d’un voyage au Canada. Pour autant, qu’est-ce que cette mégapole a à offrir ?
Et, si plusieurs pvtistes la choisissent même pour s’y installer, il doit y avoir une raison ! Partons tenter de comprendre…
Et pour cela, il nous faudra donc faire des choix ! Nous sommes en dernière minute, les logements sont inabordables, réduisant notre visite de la ville à une seule journée. Une journée de découverte pour Amandine, une piqûre de rappel pour Olivier.
Toronto, c’est évidemment une ville à l’américaine. Pensée et construite pour la voiture, le calme n’y existe pas, même au bord du lac Ontario. Les immenses gratte-ciels vitrés de la périphérie permettent à leurs centaines de résidents de contempler le trafic en toute heure.
Distillery District
Le Distillery District est aujourd’hui un agréable quartier à la fois commerçant et résidentiel, où se trouvent de nombreux cafés et bars. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi : avant la désindustrialisation de la fin du XXè siècle, il s’agissait d’un quartier industriel. En particulier, une distillerie de whisky opérait en son sein entre 1832 et les années 1990.
La reconversion du site est à notre avis une belle réussite de conservation du bâti ancien associé à des extensions nouvelles.



Pour rejoindre le centre, on passe par The Esplanade, une avenue relativement agréable à parcourir en tant que piéton et bordée de verdure.
On arrive naturellement au St. Lawrence Market, un grand marché où l’on trouve à peu prêt tout type de nourriture, à la cathédrale anglicane St. James (1853), puis au Gooderham Building, un édifice en brique rouge datant de 1892.


Downtown
La gare Union fait face à l’hôtel Fairmont Royal York –York étant le nom de Toronto entre sa fondation en 1793 et 1834. Les gratte-ciels vitrés commencent à refléter l’emblème de la ville, la tour CN Tower.

Érigée en 1976 pour servir d’antenne radio et télévision alors que les gratte-ciels alentours commençaient à perturber les ondes, la CN Tower fut longtemps le plus haut bâtiment au monde ! Aujourd’hui, elle demeure 8ème à ce classement. Arrivés au pied de cette immense tour de 553 m de haut, regarder en l’air s’avère vertigineux !
Juste à côté se trouve le Rogers Centre, le stade des Blue Jays, la seule équipe de baseball d’envergure du Canada. Au vu du nombre de passants avec des t-shirts bleus, cela semble être jour de match ! Nous hésitons longuement à nous payer la montée dans la plate-forme d’observation. Finalement, à 45$, nous investirons cet argent ailleurs !


Au pied de la tour se trouve le Parc Roundhouse, historiquement une rotonde de gestion des train à vapeur. Plusieurs locomotives y prennent aujourd’hui place.

Les bords du lac Ontario
Pour accéder aux bords du lac Ontario, il faut traverser le boulevard Lakeshore et passer sous l’autoroute Gardiner Expressway. Une vraie coupure avec la ville, c’est dommage.
Les Queens Quay West accueillent plusieurs départs de bateaux vers les îles. Non loin, avec ses parasols permanents jaunes, le HTO Park dispose d’une petite plage artificielle (baignade interdite) et offre une belle vue sur les Îles de Toronto.

Verdict ?
S’installer à Toronto ? Jamais !
Pourtant, nombre d’espaces sont agréables à parcourir, l’architecture n’est pas vilaine, la ville dispose bien d’une histoire, et les bords du lac sont un vrai plus.
Cependant, même si les pistes cyclables existent et que le réseau de transport en commun est correct, la ville est excessivement bruyante. Ses principaux attraits sont coupés les uns des autres par d’immenses boulevards saturés en toute heure. Comme partout en Ontario, le code de la route semble davantage un concept qu’une réalité, et le piéton n’a clairement pas sa place ici.
Alors, bien sûr, nous n’avons pas le temps en une journée d’approfondir vraiment : Financial District, Graffiti Alley, Chinatown, les multiples musées, le quartier du Parlement de l’Ontario et l’Hôtel de Ville sont autant de lieux que nous avons zappés. Et même si, sur un PVT de 2 ans, le temps, ça se prend, il faut bien dire que nous n’avons pas choisi le Canada pour ses mégapoles !
Next !
C’est sur que venant d’Alaska, la ville est un peu bruyante et populeuse (achalandée ?). :o))
Que de changements de paysages…. Toujours un plaisir de vous suivre. Bonne continuation