Victoria, une capitale à l’écart

Nous avions un peu misé sur Victoria pour une recherche d’emploi et une installation de quelques semaines/mois. Pari raté : les loyers pour des courtes durées étant tout à fait inabordables (prévoir plus ou moins 3000 $ par mois), on ne cherchera même pas un emploi. Quelle déception ! On vous avoue avoir quelques jours de passage à vide, avec ce second plan qui tombe à l’eau…

Néanmoins, si Victoria semble être une ville où il fait bon vivre, décorée de nombreux parterres fleuris, à l’ambiance du sud et sise au bord de l’Océan, nous découvrirons qu’il lui manque « un petit quelque chose ». Passé le désappointement, ce sera finalement sans regret que nous ne nous installerons pas ici.

Charme Britannique ? Moui…

Victoria, capitale de la Colombie-Britannique

Avec 92 000 habitants, la capitale provinciale n’est pas, et de loin, une grande ville à l’échelle de la Colombie-Britannique. Loin devant, c’est bien sûr la métropole de Vancouver qui domine, avec ses 700 000 habitants. Cependant, si l’on prend en compte l’aire urbaine, le Greater Victoria arrive alors bonne deuxième, avec plus de 330 000 habitants (contre, quand même, 2,4 millions pour la métropole sur le continent).

À l’extrême sud-ouest de la province, sur une île, Victoria n’est pas la capitale la plus accessible qui soit. Plus proche des Etats-Unis que de la plupart des habitants qu’elle administre, elle ne doit son statut qu’au fait qu’en 1868, à l’heure du choix, elle disposait d’une base navale permettant de la défendre efficacement.

British Columbia Parliament Buildings

Visite du centre-ville

De notre coté, en attendant de trouver une idée pour la suite de notre périple, nous partons en visite touristique de la ville. Non, pas à bord des bus à impériale qui, selon les guides touristiques et divers avis, donnent à la ville un charme « très british » (heu ?? nous, on le cherche encore !).

Le quartier vivant de Victoria cercle le Lower Inner Harbour, face au Parlement

Évidement, comme toute ville nord-américaine qui se respecte, c’est par le downtown que nous débutons notre déambulation. Traversé par Government Street, ce petit centre-ville mène rapidement vers l’emblématique hôtel Empress. Ce dernier est un peu l’équivalent à l’ouest du Canada de ce qu’est le Château Frontenac à Québec : un hôtel de luxe, construit par une compagnie de chemin de fer au tournant des XIXè et XXè siècles (en l’occurrence, par la Canadian Pacific en 1908).

Victoria downtown
L’hôtel Empress, à gauche

En face de l’Empress se trouve peut-être le véritable cœur de Victoria : le Lower Inner Harbour et sa marina, un petit port intérieur duquel partent les bateaux-taxi et où opère le ballet incessant des hydravions à destination de Vancouver.

Hydravions et bateaux-taxis opèrent directement depuis le Lower Inner Harbour, le port intérieur

C’est également face à lui que se trouvent les superbes bâtiments du Parlement (British Columbia Parliament Buildings), qui abritent en leur sein la Legislative Assembly of British Columbia. Devant eux trône la statue de celle qui, encore une fois, donna son nom à la ville : la reine Victoria.

Le fantôme de la Reine Victoria est bien présent

Nous laisserons volontairement de côté pour cette fois le Royal BC Museum. C’est sans doute dommage, mais nous ne sommes pas d’humeur à visiter un musée.

Du port intérieur à l’Océan

David Foster Harbour Pathway : c’est le nom du sentier piéton qui longe le port intérieur de Victoria. Depuis le Parlement, celui-ci nous mène bientôt à des pontons sur l’eau, qui forment l’une des principales attractions touristiques. C’est Fisherman’s Wharf, où des maisons flottantes aménagées accueillent désormais des touristes et des boutiques, en plus des quelques -rares- vrais habitants qui y demeurent. Les couleurs sont belles, et le cadre demeure agréable malgré le monde.

Fisherman’s Wharf
Fisherman’s Wharf
Fisherman’s Wharf
Fisherman’s Wharf
Fisherman’s Wharf, ce sont aussi des vrais bateaux !

Quittant le secteur du port intérieur, nous traversons vers la façade océanique : Ogden Point et sa digue, décorée par des motifs au style typique des Premières Nations des environs, conduisent au phare Breakwater Lighthouse.

Ogden Point Breakwater
Breakwater lighthouse

Le chemin retour longe Dallas Road et la façade océanique. Des plages et une végétation différente au premier plan, les sommets du Olympic National Park (État de Washington, USA) sur la rive opposée : est-on toujours au même endroit ?

Sentier longeant Dallas Road, face à l’Océan Pacifique et à la Péninsule Olympique (USA)

Nous sommes bien obligés de nous arrêter devant le « Mile 0 » , le point de départ de la route Transcanadienne côté ouest. Nous sommes à l’extrémité routière du pays, et une pensée pour notre voyage à Saint John’s de Terre-Neuve nous envahit.

Beacon Hill

Après la traversée du parc de Beacon Hill, qui accueille en son sein le plus haut totem auto-porté au monde, nous sommes de retour au Parlement : cette fois, sur sa façade arrière.

Chinatown

Retraversant le port intérieur dans le sens opposé, nous nous dirigeons vers Chinatown, le plus vieux quartier chinois du Canada.

La porte d’entrée, qui s’ouvre sur Fisgard Street, vaut véritablement le coup d’œil ! De cette dernière, on accède à Fan Tan Alley, l’une des plus étroites rues commerciales d’Amérique du Nord, avec moins de 0,9 mètres de large !

A l’angle Government Street / Fisgard Street
Chinatown. En bas, Fan Tan Alley
Porte emblématique de Chinatown

Quant à nous, à la recherche d’un restaurant chinois, nous finissons par nous rendre à l’évidence : il n’y a pas de bon restaurant chinois à Chinatown ! Par contre, les restaurants coréens, japonais, et même indiens y sont légions. Allez comprendre…. ! (N.B. : un bon resto coréen, ça rempli bien le ventre aussi 😉 )

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