Avant notre emménagement à Québec prévu pour le 1er novembre, et les entretiens d’embauche sur Québec avant cette date étant passés, nous nous éloignons d’une trentaine de kilomètres au nord pour 4 jours afin de faire baisser les prix à la nuit -et nous arranger avec le Airbnb de Richard, qui nous avait tant aidé lors de notre soucis de roue de voiture en début de mois. On ne va pas rester inactifs pour autant !
Site Traditionnel Huron-Wendat de Wendake
À environ 30 minutes au nord de Québec se trouve le village de Wendake, où vivent les membres des Premières Nations Wendat. C’est là-bas que se trouve le Site Traditionnel Huron-Wendat Onhoüa Chetek8e, qui présente la reconstitution d’un village autochtone des Wendats tel qu’il fonctionnait avant l’arrivée des européens. La visite guidée dure un peu plus d’une heure.
Les Wendats étaient un peuple sédentaire de la grande famille iroquoienne. Pas de tipi ici, notre guide insiste : contrairement au cliché, les tipis, c’était uniquement pour les nomades dans les prairies (centre du Canada et des États-Unis). Non, on parle bien là de construction solides en bois qui devaient durer plusieurs années.
Leur économie était fondée principalement sur les échanges commerciaux et le troc -d’où leur ouverture lors de l’arrivée des français.
On découvre tout d’abord la maison longue, l’endroit où les familles vivaient. Plusieurs lits répartis le long du bâtiment avec 3 feux centraux. Chaque lit est destinée à une famille : un couple et jusqu’à 3 enfants. Après le troisième enfant, la femme consommait une plante qui la rendait stérile, afin d’éviter toute hausse trop rapide de la population.

S’en-suit le fumoir et séchoir à viande. La viande était fumée avant d’être mise en jarre puis enterrée : cela permettait sa conservation, tout en la protégeant ensuite d’un éventuel incendie. Pourtant, leur alimentation, elle était essentiellement végétarienne, dont à 60% issue de la culture du maïs. Seuls 20% était issus de la pêche ou de la chasse. Plantes et animaux étaient traité avec grand respect, et l’on comprend pourquoi lorsqu’on sait que les wendats considéraient qu’une partie de l’âme de leurs ancêtres pouvaient se réincarner dans une plante ou un animal.
Puis c’est la hutte de sudation. Elle est un peu l’équivalent du sauna moderne et du confessionnal : elle était utilisée par les hommes pour se purifier. Les femmes ne l’utilisaient pas, les wendats considérant que le cycle menstruel était la purification. D’ailleurs, la société wendat était gérée par les femmes, qui élisaient un chef homme uniquement pour traiter les échanges commerciaux avec les tribus patriarcales.
Un abris présente fabrication des canots et des raquettes à neige de l’époque, et l’on apprend que désormais ces produits wendats modernes fabriqués à 300 mètres de là sont exportés à travers le monde. Environ 4 000 wendats vivent aujourd’hui dans le village de Wendake.

Avec 20 000 wendats à l’arrivée des Européens, seuls 3 000 seront toujours là 20 ans plus tard. Les autres furent décimés par les maladies européennes issues de l’élevage (variole, grippes, rougeole). Parmi eux, 300 wendats convertis au catholicisme partirent vivre à Québec avec les colons français. Simon, notre guide, est un descendant de ces 300.
La langue wendat avait complétement disparue à la fin du XVIIIè siècle. Depuis plusieurs années, un projet vise à la faire revivre : tâche ardue s’il en est pour une langue qui n’avait jamais été écrite, puisqu’il faut s’appuyer sur des documents des européens qui, par essence, peuvent avoir mal compris les sens et la retranscription des mots. Si nous avons bien compris, le phrasé est désormais établie, et l’on aurait aujourd’hui retrouvé environ 300 mots.
Une visite très intéressante, les descendants des tribus autochtones d’avant la colonisation européenne étant finalement bien peu mises en valeur dans cette partie du Québec.
Les Marais du Nord (Lac Saint-Charles)
Non loin de Stoneham se trouvent les lacs Delage et Saint-Charles, reliés entre eux par les Marais du Nord. Nous décidons d’y faire une petite balade pour profiter de l’après-midi fraiche mais ensoleillée.

Bon, évidemment, nous avions omis que nous allions devoir -encore- payer. 6$ l’entrée pour un circuit de 5 km, on se demande vaguement comment font les québécois peu aisés pour sortir de chez eux et profiter de la nature… Oui c’est une critique à peine voilée de maudits européens peu habitués à payer pour se promener une heure dans les bois ! ^^ On finira bien par s’habituer !
Mais enfin, le cadre est agréable, et doit l’être encore davantage en canot (=canoé) ou lors des couleurs de l’automne.

Lac-Beauport
Ironiquement, c’est par les offres d’emploi que nous prenons connaissance de l’existence du lac Beauport et de ses environs.
Nous commençons la journée par une petite promenade d’une heure à travers bois autour du lac Neigette. À la fin de la boucle, petit crochet par la chute Simons.

Nous empruntons ensuite le Chemin du Tour-du-Lac en voiture, qui fait le tour du lac Beauport. Malheureusement, les rives ne sont pas accessibles, de nombreuses résidences bordant le lac et les quelques rares plages y donnant accès étant privées. Il est quand même possible de se promener un peu en se garant en face du Club nautique de Lac-Beauport (évidemment fermé pour la saison) et en longeant le trottoir.

Plus loin, l’on peu monter au sommet du Mont des Ormes (431 m) en une quinzaine de minutes de marche. C’est d’ici que partent les quelques pistes de la station de ski Le Relai de Lac-Beauport. La vue sur le lac n’est pas grandiose, mais enfin on se sera un peu dégourdi les jambes !
Bilan : finalement rien d’exceptionnel dans la ville de Lac-Beauport et autour du lac Beauport. Quelques sentiers existent bien, mais l’immense majorité sont privés et fermés, tout comme les accès aux rivages. Certaines résidences donnent bien envie de s’y installer quand même ! Peut être à faire : le tour du lac à vélo, sans doute agréable bien que très rapide (7,5 km).

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