Ushuaïa. Un nom mythique qui résonne sans trop que l’on sache pourquoi. Ville « la plus australe du monde » (sauf pour le Chili qui considère que la place est usurpée face au petit village de Puerto Williams), nous allons la découvrir et nous faire notre propre idée des lieux !
Arrivée à 22h15 à l’aéroport Ushuaia Malvinas Argentinas par le vol Norwegian DN6120, 3h20 après notre décollage de Buenos Aires. La différence de température est notable ! La fin de l’été à Ushuaïa, c’est un peu moins de 10°C dans les rues. Nous sortons du terminal en bois pour nous diriger vers le départ des taxis, seul moyen de rejoindre le centre-ville et notre hébergement (les bus de la ville ne desservant pas l’aéroport).

Ushuaia : une ville
Alors, ils ont beau se revendiquer « fin del mundo », on voit bien que le monde ne s’arrête pas ici… Qu’importe, la ville est construite en hauteur du port et la vue sur la baie est agréable. Passé la surprise (ou pas, on l’avait lu avant) de croiser des chiens en liberté absolument partout au milieu des rues, on peut profiter des environs malgré une météo ultra-changeante. Bon, le soir par contre, on a droit à presque 3h d’aboiements de chiens ininterrompus…

On sent assez vite que la ville est très orientée sur le tourisme, malgré le fait que très peu de monde ne parle anglais, et que le service de transport public est inexistant en-dehors de l’hyper-centre. La rue principale, un niveau au-dessus du port, est un alignement de restaurants. A notre arrivée, un gigantesque paquebot de croisière y stationnait d’ailleurs…
Nous avons le temps et empruntons donc par hasard un petit sentier qui se dirige vers l’aérodrome, qui permet d’avoir une vue d’ensemble de la ville.

Réserver un bateau !
L’incontournable ici, c’est bien le tour en bateau sur le canal de Beagle. Il faut pour ça se rendre devant les multiples guitounes des compagnies qui proposent l’excursion. Les tarifs sont tous similaires, mais pas les bateaux ! Nous optons donc pour la compagnie Très Maria, qui nous convainc de faire l’impasse sur le phare des Éclaireurs contre l’expérience d’une navigation en voilier !
Oui mais… en revenant à l’heure dite, nous apprenons que le capitaine a des « soucis personnels »… Ce sera donc finalement sur un petit bateau à moteur de 12 places, mais jusqu’au phare, que nous partirons le lendemain matin. (pour info, les autres compagnies ont des bateaux bien plus grands qui tournent plutôt autour de la cinquantaine de personnes).
Canal de Beagle
C’est parti ! Le bateau quitte Ushuaïa sous un soleil qui nous permet d’admirer les montagnes et le glacier Martial. De l’autre coté, c’est la côte chilienne que nous distinguons clairement. Le bateau passe d’une petite île à une autre, entre lions de mer et cormorans.


Le demi-tour se fait au niveau du Phare des Éclaireurs, puis nous débarquons sur l’Isla H, le bonus de la compagnie (les autres compagnies débarquant toutes sur une autre île plus petite). Végétation étonnante et vues magnifique contre une petite ballade d’une trentaine de minutes… A faire, indéniablement ! (à éviter par contre : oublier la crème solaire… fait pas chaud, mais ça tape ! aïe.)

Une première rando
Nous avions envisagé, si le délai était suffisant à la suite du bateau, de partir faire la petite randonnée au niveau du Glacier Martial : départ en taxi, retour à pied. Le signe que l’idée était bonne fut donné par la météo favorable et la rencontre sur le bateau d’un couple de français voulant s’y rendre également : de quoi partager un taxi.
Depuis le départ de la randonnée, compter environ 1h30 pour la montée avec les pauses photo, 1h pour la descente, puis 1h20 pour rejoindre notre logement par un sentier à travers bois.

Le glacier en lui-même n’est pas le plus impressionnant qui soit, même si ça vaut le coup. Surtout, si on y cumule la vue sur les multiples îles du canal de Beagle, ça vaut bien l’effort !

Le point « monnaie »
Après 30 minutes d’attente devant le seul « vrai » guichet Western Union, nous avons fini par réussir à retirer nos pesos ! Une foule d’argentins faisaient aussi la queue, visiblement dans leur cas pour y déposer des pesos… Avec une inflation monétaire de plus de 30% par an, il est évidemment impossible pour eux d’épargner un tant soit peu dans leur propre devise…
Magnifique paysages, une belle aventure a commencé bisous !!
C’est juste trop magnifique, des superbes photos qui nous laisse rèveurs,
profitez bien de ce beau voyage.
Trop cool de vous lire à nouveau !