Avec le coût du logement temporaire au Québec et l’impossibilité de dormir en camping en cette saison où la température nocturne oscille entre -1°C et 9°C, il est temps pour nous de nous installer de façon stable pour la période hivernale.
Cela implique une recherche de logement, en parallèle d’une recherche d’emploi.

Le logement
Le site roi pour les petites annonces au Canada, et a fortiori au Québec, c’est Kijiji. Nous l’avions déjà expérimenté pour la recherche de voiture. Mais la recherche de logement s’avère tout autant, sinon plus compliqué : peu d’annonces et d’offre, beaucoup de demande ! Qui plus est, lorsqu’on signe un bail au Québec, l’on s’engage pour une période donnée (en général 1 an, et souvent jusqu’au 1er juillet de l’année +1, date des déménagements dans la province). Si l’on quitte plus tôt, charge à nous de trouver un remplaçant, sinon la caution y passe ! (Point important : les cautions sont en théories illégales au Québec. En théorie… en pratique, la loi précise que si le locataire l’accepte, alors c’est une entente et ça passe. Devinez ce qui se passe si on la refuse ? 😉 )
Autre soucis et non des moindres : nous sommes « nouveaux arrivants » (c’est le terme officiel). Cela signifie que nous n’avons pas encore de cote de crédit. Or, un bailleur va faire une enquête de crédit pour savoir si l’on est bon payeur. Mieux vaut quand même ne pas avoir de cote de crédit qu’en avoir une mauvaise, il n’empêche : on est mal barrés ! 😉
En fait, nous allons rapidement changer de technique et passer par une agence de location d’appartements meublés. Il y en a plusieurs, mais l’agence ilo nous semble la plus sérieuse. Pas de hasard, c’est aussi l’une des plus chères… (Nous tairons le nom d’une autre agence que nous avons contacté, dont les logements soit-disant disponibles sur leur site se transforment en non-disponibles et avec un loyer qui semble osciller à la tête du client…)

Bref, ilo propose plusieurs logements dans divers bâtiments de la ville. Il nous faut choisir une localisation avant d’avoir un emploi, mais il nous paraît opportun d’être assez proche du Vieux-Québec. Nous choisissons donc le quartier St-Jean-Baptiste : ilo y propose un immeuble avec plusieurs studios entièrement équipés. Le prix est élevé (rappel : on dit « dispendieux« ), mais l’immeuble dispose d’une piscine (et d’une terrasse avec vue panoramique, même si celle-ci sera fermé à partir de la mi-novembre :'( ). On passe rapidement à coté des logements 31/2 (l’équivalent d’un T2), trop chers.
Une fois l’agente en charge de la location contactée, tout se passe plutôt rapidement.
- Lundi 24 octobre : appel téléphonique
- Mardi 25 à 15h : visite (de l’immeuble et des communs bien sûr, puis des 2 petits studios qu’elle a a proposer dans nos prix. Enfin, dans nos prix, on se comprend…)
- Mercredi 26 : montage du dossier, paperasse… le tout en ligne ; évidemment l’enquête de crédit échoue, la solution : payer 2 mois de loyer de caution. Nous sommes bien obligés d’accepter.
- Jeudi 27 : paiement de la seconde partie de la caution (le plafond des virements Interac étant trop bas pour le faire en une fois)
- Vendredi 28 : réception des documents relatifs à l’entrée dans les lieux ;
- 1er novembre : entrée dans les lieux à partir de 17h00.
Excepté le prix, on s’en tire plutôt bien et rapidement. Seul bémol : il nous reste à trouver un stationnement pour la voiture.
Reste à nous loger convenablement pour cette dernière semaine d’octobre : l’auberge de jeunesse à Levis et un retour à l’appartement AirBnB à Saint-Gabriel-de-Valcartier feront l’affaire.

L’assurance logement
Alors ça, c’est assez fou comparé à ce dont on a l’habitude en France.
Déjà, la soumission : on commence en ligne, on obtient un prix d’appel… qu’il faut revoir à la hausse assez rapidement. On se fait appeler par un agent qui nous propose un entretien avec un conseiller en assurance. C’est là que ça devient cocasse.
Ici, les questions ne portent À AUCUN MOMENT sur la surface du logement. Ce qu’ils veulent savoir, c’est l’année de construction de l’immeuble, si la borne à incendie la plus proche est à moins de 300 mètres, le nombre de logements dans l’immeuble, la présence ou non d’un commerçant dans l’immeuble, si l’immeuble est à l’épreuve du feu, et parfois la distance par rapport à la caserne des pompiers. Petit studio ou grand 5 1/2 ? Le tarif sera le même !
Nous n’optons pas cette fois pour les assurances de la Banque Nationale qui atteignent presque les 60 $ par mois : ce sera intact assurance… pour 34$ par mois quand même, alors même que le mobilier est déjà couvert.

Le parking
Le stationnement de l’auto dans la rue est possible moyennant une vignette annuelle de 82 $. Une contrainte importante avec la saison hivernale qui approche : il y a régulièrement des « opérations déneigement », environ 25 par hiver. Ces opérations sont signalées par divers feux clignotants dans tout l’arrondissement, avec une conséquence simple : aucun véhicule dans la rue de 22h à 7h. Lorsque cela arrive, il devient nécessaire de trouver une place de stationnement dans des parkings privés pour la nuit (l’opération déneigement concerne véritablement la totalité de l’arrondissement). Il faut compter environ 12 à 15 $ pour la nuit, en plus de se mettre en recherche d’une place disponible.
Cela nous contraindra donc à surveiller chaque jour si les feux clignotent. Il est heureusement possible également de s’inscrire à une alerte SMS. (et si la voiture gêne le déneigement, c’est le remorquage à nos frais !).
L’alternative consisterait à souscrire directement des abonnements mensuels dans des parkings. On trouve 3 gros fournisseurs dans la ville : Indigo, Parkeo, et SPAQ (= Société Parc-Auto du Québec). Selon l’emplacement, compter environ 155 à 220 $ par mois.
Nouvelle galère liée à l’auto
Bon, la théorie c’est beau…
En pratique, on s’est fait remorqué la voiture dès le second jour. Parce que, oui, il y a des opérations déneigement. Tout le monde en parle, impossible de ne pas l’avoir compris. Elles suivent souvent une tempête de neige, pas d’inquiétude pour le moment. Mais, plus mystérieux, il y a aussi des « nettoyages d’automne » et des « nettoyages de printemps » dans les rues. Et là, devinez quoi ? Pas de feux qui clignotent, pas d’alerte SMS, rien ! Rien sauf des pancartes dans les rues concernées qui seraient déposées « environ 24 heures » avant l’opération.
Bref, la voiture avait disparue. Remorquée à environ 1 kilomètre de là : heureusement, le site de la ville de Québec permet de vérifier si la voiture a subie un remorquage et où l’on peut la retrouver. 124 $ d’amende quand même. Et inutile de tenter de contester : l’on serait convoqué au tribunal à une date arbitraire pouvant aller jusqu’à un an, avec des frais supplémentaires en cas de condamnation. Grosse fatigue ce jour là, premier gros coup de déprime québécois. Novembre s’annonce difficile 😉
Belle vue de la terrasse. Belle piscine ! Résidence de luxe ! Pour la voiture, ma foi, on apprend toujours de ses erreurs…
Quelle mésaventure, cela fait mal au porte monaie mais il faut relatiliser vous voila dans un beau petit cocon ou vous pouver et vous reposer
gros bisous à vous deux
Super vue l’appart. Ah piscine dans l’immeuble génial j’ai connu ça à Dubai.. Et pour le job search, vous avez trouvé ?
Bisous
C est un peu galère la ville !!!!! mais il y a une belle vue .Continuez bien…