À vélo sur l’Isle-aux-Coudres

Tant qu’à rester jusqu’à la fin de semaine dans le secteur de Charlevoix, il nous paraissait intéressant de passer sur l’Isle-aux-Coudres. L’appel du vélo était le plus fort, mais le loueur principal de l’île étant fermé en cette saison, c’est avec un certain intérêt que nous avons repéré un hébergement qui propose lui-même la location.

Les Éboulements et Traversier vers l’île

Le traversier part toutes les heures vers l’île au départ de Saint-Joseph-de-la-Rive (Les Éboulements). Petit crochet par le centre village des Éboulements, puis par le sentier de la Rivière Marine qui offre quelques vues sur le Saint-Laurent, sur l’île, et sur la gorge formée par la rivière des Boudreault.

Les Éboulements – Au fond, le presbytère
Saint-Joseph-de-la-Rive, les Éboulements. Départ du sentier de la Rivière Marine

La traversée dure une vingtaine de minutes. Il est permis de descendre du véhicule et de se promener prendre le vent sur les ponts supérieurs.

Traversier vers l’Isle-aux-Coudres

La côte est et la Pointe du Bout d’en Bas

Le lendemain, après un copieux petit déjeuner, c’est parti pour la boucle qui fait le tour de l’Isle-aux-Coudres : 23 kilomètres, même avec le vent ça devrait pouvoir se faire ^^ Selon les conseils de notre hôte, nous pédalons dans le sens anti-horaire au départ de la pointe sud.

Objectif : revenir à Saint-Louis !

La côte est défile au pied de la route, nous présentant le coté un peu plus sauvage et rocailleux de l’île. On y distingue bien les différences de marées du fleuve St-Laurent.

Ces premiers kilomètres se font très facilement, on est sur une portion plate avec vent dans le dos 😉 On longe les habitations du village de La Baleine, l’un des trois villages de l’île (désormais regroupés en une municipalité unique).

La Pointe du Bout d’en Bas
Arrivée Pointe du Bout d’en Bas

La Pointe du Bout d’en Bas, à l’extrémité nord de l’île, plonge dans le fleuve. Le vent amplifie les vagues à la surface de l’eau. On se croirait presque au bord de l’océan, abstraction faite des rivages de part et d’autres. Mélange de rocaille et de sable avec néanmoins pas mal de végétation, il fait bon s’y promener.

La Pointe du Bout d’en Bas
La Pointe du Bout d’en Bas
La Pointe du Bout d’en Bas

La côte ouest et la Pointe de l’Islet

La côte ouest permet d’observer les passages de cargos et les allers-retours du traversier, ainsi que de contempler la rive, des Éboulements à Baie-Saint-Paul. On distingue les sommets derrière.

Deux petites montées et le vent de face nous forcent à profiter des environs. Ça reste un effort très raisonnable !

Arrivée à la Pointe de l’Islet, à l’extrémité sud de l’île, juste avant le village de Saint-Louis. Nous nous installons au bord de l’eau pour grignoter.

Pointe de l’Islet
Pointe de l’Islet

Plus loin, le musée des voitures d’eau est malheureusement fermé. Les voitures d’eau, c’est l’autre nom des goélettes dont nombre ont longtemps été fabriquées sur l’île. Les habitants d’ici se chargeaient alors du transport de marchandises le long du St-Laurent, jusqu’à Québec ou parfois même Montréal.

À la sortie du village de Saint-Louis

Juste avant de terminer, nous stoppons un instant devant des cabanes de pêcheur sur roulettes. Leur permettant de se mettre à l’abri du vent, elles attendent la saison et le retour de leurs propriétaires.

Cabanes de pêcheurs, Quai de Saint-Louis

Les Moulins de l’Isle-aux-Coudres

Bien que fermés en cette période de l’année, on peut accéder au terrain où se situent les deux moulins de l’île. Un moulin à aube et un moulin à vent permettent aujourd’hui encore de moudre de la farine, bien que les céréales (blé, seigle, ou sarrasin) proviennent de l’extérieur.

Moulin à vent
Moulin à aubes
Les Moulins de l’Isle-aux-Coudres

Retour au traversier

Nous quittons l’Isle-aux-Coudres satisfaits de cette visite. Certes, nous avons été chanceux avec la météo, mais l’île n’en demeure pas moins belle et paisible à la fois, petite mais reposante. Notre hôte nous confie que ses enfants ont quitté l’île une fois devenu adultes, c’est peut-être la contrepartie au calme : il est probable que l’on s’ennuie vite si l’on n’est pas sensible au petit charme de cette bande de terre de 11 kilomètres de long. Nous ne vivrons pas cette expérience, mais ça n’aurait sans doute pas été déplaisant pour quelques semaines…

Retour sur le continent !

2 commentaires sur «À vélo sur l’Isle-aux-Coudres»

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