Fin d’automne au Parc national des Grands-Jardins

Probable dernière rando automnale, direction le Parc national des Grands-Jardins, à environ 30 minutes au nord de Baie St-Paul. En cette saison, les seuls sentiers praticables se font au départ du Centre de services Mont-du-Lac-des-Cygnes. L’accès en voiture est rapide, malgré les pentes jusqu’à 18% qui sont légions sur cette route qui mène jusqu’à Saguenay.

2 sentiers ont l’air sympathiques et sont ouverts en cette saison, et il nous faut donc décider d’après les descriptifs du site de la Sepaq entre : le Mont-du-Lac-des-Cygnes (8,6 km ; 4h ; « point de vue (…) l’un des plus impressionnants de Charlevoix »), ainsi que La Chouenne (4,8 km ; 2h ; « spectacle éblouissant dès le premier kilomètre »). Devant les incertitudes météorologiques qui risquent fort de boucher la vue au sommet, nous optons pour le second -et nous promettons de venir faire le premier en raquettes cet hiver.

Végétation boréale

Sentier La Chouenne

La forêt boréale de peupliers faux-tremble (similaires à des bouleaux) se découvre à nos pieds. L’écorce rongée par les écureuils, ces arbres côtoient les sapins et de petits arbustes aux feuilles rouges. Le sentier est facile et bien tracé. A propos du mot « Chouenne », nom qui désigne également le sommet auquel mène le sentier, l’on apprend que c’est un mot de la région charlevoisienne qui, selon son auteur Pierre Perrault, « (ne peux être) enfermé dans une définition ; Qu’il suffise de dire à qui veut l’entendre qu’il recouvre toutes formes de langage parlé, de la simple vantardise à tout discours habile à dire des merveilles ». Soit.

L’ambiance est particulière en ce mercredi 19 octobre. Le ciel est certes couvert, mais ce n’est pas désagréable. La quasi-absence des couleurs de l’automne est contrebalancée par cette ambiance brumeuse un peu féérique. On se sent bien, l’air semble sain !

Sommet de la Chouenne

Arrivée au sommet à 730 m d’altitude, qui offre un point de vue sur les nuages qui s’engouffrent dans la vallée et remontent au niveau des sommets. Ça bouge vite, ça se couvre et se dégage plusieurs fois, le paysage change constamment et l’on découvre tantôt de nouveaux sommets qui émergent plus loin, tantôt certaines couleurs de la vallée.

Sommet de la Chouenne
Sommet de la Chouenne

Casse-croûte au sommet, sans bouger on fini par avoir un peu frais, l’air ne dépasse pas les 13 °C.

Sentier Mont-du-Lac-des-Cygnes

Devinez quoi ? Le premier sentier étant facile et plutôt court, et le premier kilomètre étant commun à plusieurs sentiers, nous bifurquons finalement quand même vers le Mont-du-Lac-des-Cygnes avec pour but de voir un peu le début. La végétation nous enivre, et nous continuons un peu.

Nous irons finalement jusqu’au Lac Georges, au km 3. Là encore, la brume joue avec les paysages alentours.

Quelques belvédères parfois bouchés
Lac Georges

On y reparle de l’astroblème de Charlevoix, mot utilisé pour désigner les restes du cratère initial de 54 km issu de l’impact de météorite d’il y a 320 à 470 millions d’années. Avec le temps, la géologie terrestre à fait son œuvre et le mot cratère n’est plus adapté. Quelques points de vue sur le sentier donc, mais cette fois-ci c’est vraiment bouché. Le secteur du parc à quant a lui été entièrement façonné durant la dernière période glaciaire puisqu’un glacier y était présent et a charrié avec lui des roches parfois immenses. En fondant, certaines sont restées sur place : en y ajoutant l’érosion et la gélifraction, on obtient le paysage actuel !

Les sapins reprennent soudainement le dessus

Nous repartons finalement satisfaits, une météo au beau fixe n’aurait assurément pas permis de dégager une telle ambiance ici. Retour en raquettes l’hiver qui vient ? 😉

4 commentaires sur «Fin d’automne au Parc national des Grands-Jardins»

  1. L’automne s’éclipse doucement et laisse la brume changer les paysages. Brrrrrrr bientôt le froid et la neige. On aime mieux pour vous que pour nous.

  2. « …l’impact de météorite d’il y a 320 à 470 millions d’années… » Il faudra y retourner et enquêter correctement. 150 millions d’années d’incertitude, ce n’est pas très sérieux !

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