1 800 marches (Aoraki / Mt Cook)

Aoraki/Mt Cook National Park

Nous l’avions passé pour y revenir plus tard… Après la relative déception causée par Akaroa, plus tard est avancé à maintenant ! Il est donc temps d’approcher de plus prêt le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, encadré par les bourgades de Twizel et Tekapo. Seule différence : on fait la boucle dans l’autre sens !

Le passage de la petite ville de Geraldine se fait très rapidement, et la route continue donc, grimpant vers Fairlie, puis Tekapo.

Lake Tekapo

C’est à Tekapo, au bord du lac du même nom, que trône la Church of the Good Shepherd to the Glory of God and in memory of the Pioneers of the MacKenzie Country (à la gloire de Dieu et à la mémoire des pionniers), minuscule église dont la célébrité est (malheureusement) internationale. Si venir en pleine journée vous exposera à un flot ininterrompu de touristes ou autre mariées en quête d’une photo-souvenir, il est judicieux de revenir avant 8h du matin pour profiter de davantage de calme (en plus, ça permet de prendre un petit déjeuner dans un cadre formidable, sur une table au bord du lac à moins de 100 m de là).

 Church of the Good Shepherd lac tekapo
Church of the Good Shepherd – Tekapo

 

Le lac en lui-même est fort joli, et le longer sur quelques kilomètres ne manque pas d’intérêt.

Le campsite à $5 à moins de 10 km de là permet d’éviter les tarifs exorbitants du camping de centre-ville et de profiter de la vue sur un lac bien plus petit, mais comme d’habitude avec des arbres dans l’eau, du nom de McGregor.

 

De Twizel à Omarama

Quittant Tekapo en direction d’Aoraki / Mount Cook, nous longeons le lac Pukaki. Les nuages sur le Mont Cook ne nous permettent pas de le discerner… Mais qu’importe, c’était prévu ! Nous viendrons le titiller de plus prêt mercredi et jeudi, à l’orée d’une météo plus favorable -l’avantage de n’être pas pris par le temps ;).

En attendant viens Twizel, ville construite dans les années 1970 pour héberger les ouvriers œuvrant à la construction du barrage sur le lac Pukaki, et vouée à la destruction. Que nenni ! Celle-ci tiens toujours, judicieusement placée pour accueillir les touristes s’élançant vers le Mont Cook et y élever les saumons éponymes. Mais au fond, Twizel n’ayant pas d’autre attrait que son supermarché 4square (dans lequel, comble de l’incompréhension, nous achetons le melon le moins cher de NZ), seul endroit permettant de faire des courses à 100 km de chaque coté (bon, il y a celui d’Omarama aussi, certes), nous continuons vers les Clay Cliff : des sortes de falaises étonnantes et indescriptibles par les mots qui valent bien un petit détour.

clay cliff
Clay Cliff

 

C’est parti pour 2 nuits à Omarama, le temps de laisser passer les nuages et de planifier notre remontée sur l’Île du Nord. Si le village est tout petit, il est judicieusement placé à la croisée des chemins : de là l’on peut rejoindre Wanaka ou Queenstown, Oamaru, Aoraki/Mt Cook, ou continuer vers Christchurch. Si un calme éternel semble y régner lorsqu’aucun bus n’est à l’arrêt, l’endroit est reposant !

 

Aoraki / Mount Cook National Park

Aoraki, le « plus sacré des ancêtres » de la tribu des Ngāi Tahu, fils de Rakinui (le Ciel), trône aujourd’hui fièrement du haut de ses 3 724 mètres -bien qu’en ayant perdu 40 en 1991 suite à un glissement de terrain.

Le point culminant des Alpes du Sud s’atteint après une route qui longe le lac Pukaki. Un lookout majestueux nous permet de l’apercevoir une demie-heure avant d’atteindre Mount Cook Village.

lac pukaki mt cook
Lac Pukaki. Au fond, Aoraki/Mt Cook.

 

 

Diverses marches s’offrent à nous pour ces 3 jours :

  • 3 petites promenades de 20-30 minutes autour de la Tasman Valley comme avant-goût : Blue Lakes (qui, comme leur nom ne l’indique pas, ne sont plus bleus turquoise depuis une trentaine d’année mais bien vert-caquis), Tasman Glacier View et Tasman Lake, lac gris-blanc dans lequel le glacier se jette.
glacier tasman
Tasman Valley et le glacier

 

  • Une randonnée d’environ 3 heures aller-retour vers la Hooker Valley. Si la vue est somptueuse tout au long de l’itinéraire, le final éclatant sur le mont Cook, le Hooker Glacier et son lac sur lequel subsistent des minuscules icebergs valent largement le soleil brûlant la peau et les 3 ponts suspendus qu’Amandine aime tant (ahh l’ironie, mère de toute les blagues) !
hooker river
La rivière Hooker descend dans la Hooker Valley. Au fond, Aoraki/Mt Cook.

 

  • Sealy Tarns Track, et ses pas moins de 1 800 marches, offrant une vue splendide sur Mueller Glacier et le mont Sefton. Kea Point, bien moins fatigante pour les cuisses, offre la vue sur les mêmes merveilles, mais en bien moins impressionnant puisque vues d’en bas.
escalier seally tarn
1 800 marches : Seally Tarns Track

 

 

Le camping du DOC au pied des montagnes, non loin de Mount Cook Village, est un lieu idéal pour partir randonner, ou apprendre à vivre au milieu des kea (perroquet des montagnes amateurs de joints des voitures pour l’apéro) et des Paradise Duck (gros canards à tête blanche -femelle- ou noire -mâle-). Mais surtout, il offre une vue à nulle autre pareil le matin au réveil sur le mont Sefton, ou le soir, à 5 minutes de là, sur le divin Aoraki/Mt Cook tout de rose crépusculaire paré.

Un seul (minuscule) regret : en plein cœur de la Aoraki Mackenzie International Dark Sky Reserve, soit l’une des zones à très faible pollution lumineuse et donc au ciel nocturne parmi le plus sombre au monde, la lune était dans une période éblouissante, de quoi nous gâcher le spectacle de moultes étoiles étalées… mais bon, de toute façon, il faisait trop froid la nuit pour passer des heures à contempler les étoiles ;

 

seally tarn sommet oivier amandine
Au sommet de Seally Tarns Track

 

Aoraki/Mt Cook National Park en un mot ? MAJESTUEUX !

 

5 commentaires sur «1 800 marches (Aoraki / Mt Cook)»

  1. coucou, toujours de splendides photos, avec des décors magnifiques, gravir toutes ces marches en vaut bien la peine, car cela est grandiose et majestueux, nous en avons pleins les yeux et cela reste toujours un grand bonheur et du plaisir pour nous, ce qui nous permet de voyager avec vous. Gros bisous de nous deux

  2. La montée sur la plateforme de la cathédrale de Strabourg, pour répondre à la question, c’est 332 marches…Finalement, ça ne fait même pas 6 fois autant…Autant dire rien !
    Quels paysages magnifiques ! Profitez bien ! Bises.

  3. Pour retrouver ce genre de petite église,il vous faudra voir en bretagne,ou les chapelle y ressemblent …..Après tant de marches,vous pourrez sans aucun doute disputer des marathon,non?Grosses bises.
    Michel

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